Café sucré

tontons-flingueurs

Un observateur, M. Sauvageon, de Valence, a étudié les différents phénomènes qui se produisent dans une tasse de café lorsqu’on y met le sucre. Voici le résultat de ces observations qui transforment une demi-tasse en baromètre :

Si en sucrant votre café, dit M. Sauvageon, vous laissez le sucre se fondre sans agiter le liquide, les bulles d’air contenues dans le sucre montent à la surface du liquide. Si les bulles forment une masse spumeuse, se maintenant bien au centre de la tasse, vous avez l’indication du beau fixe. Si, au contraire, l’écume se rend en anneau au bord du vase, vous avez l’indication de grande pluie. L’écume stationnant, mais pas tout a fait au centre, indique variable. si elle se rend vers un seul point du bord de la tasse sans se désagglomérer, l’indication est pluie.

Ce n’est qu’après avoir constaté par comparaison ces indications avec celles d’un baromètre métallique Bourdon et un baromètre à colonne de mercure, qu’en ayant reconnu la concordance exacte, je les livre à la publicité.

Paul de Couderc.   « Le Siècle illustré. »  Paris, 1862.
Illustration : scène de « Les Tontons flingueurs. » de Georges Lautner, 1963.

Pour rassurer le peintre

 charles-chaplin

Le peintre Chaplin exécutait pour les belles dames des portraits incroyablement léchés et, souvent, avant que de les livrer aux modèles, il invitait ses connaissances à les venir admirer dans son atelier.

C’est ainsi qu’un jour, un monsieur qui se prenait pour un grand critique d’art, voulut lui expliquer les raisons pour lesquelles il admirait l’oeuvre offerte à son examen. Et, tout en parlant, il faisait des gestes, indiquait du bout du doigt un contour, une touche, et de si près que le peintre, très inquiet pour le résultat de son travail si pénible, ne put se tenir de réclamer un peu d’attention :

Je vous en prie, mon cher, surveillez-vous. Ce n’est pas sec !

L’autre sourit aimablement :

Merci, maître, mais ça n’a aucune importance. J’ai des gants, comme vous voyez.

« Le Journal amusant. »  Paris, 1932.

Bohemian Rhapsody sur un orgue de foire centenaire

Mais si ! c’est possible !!!

Curiosités de Titam

Cet orgue a été construit à Paris en 1910 par Charles Marenghi, puis fut rapidement installé dans un restaurant belge, ou il resta pendant plusieurs années. Jusqu’à ce qu’il soit vendu en 1967 pour trôner dans un parc d’attraction texan. Et l’histoire ne s’arrête pas là. De nos jours, l’orgue est même capable d’interpréter Bohemian Rhapsody de Queen. Un air sans doute bien éloigné de ce qu’il pouvait jouer il y a un siècle, mais qui sied parfaitement à l’instrument. Et c’est aussi grandiose que ce à quoi on pouvait s’attendre. Vraiment. Allez jusqu’au bout.

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