Un rayon mortel

Araçariguama
Araçariguama

Les faits se déroulèrent au Brésil, dans le petit village d’Araçariguama, à 46 km au nord-ouest de Sao-Paulo. C’est le professeur Felipe Machado Carrison, président du GGIOANI, groupement brésilien d’étude sur les phénomènes OVNI qui révélait, en 1971, cette aventure hallucinante dont fut victime un paysan de la région de Sao-Paulo.

Date de l’incident: Mardi Gras du Carnaval – 5 mars 1946.

Lieu: Bourg d’Araçariguama, dans la circonscription administrative de Sao Roque, Etat de Sao Paulo, Brésil.

Personnalité de la victime: João Prestes Filho, Brésilien, marié, agriculteur et commerçant, résidant dans la localité.

Age: 40 ans en 1946. Homme physiquement robuste et jouissant d’une excellente santé.

Principal témoin interrogé, ayant présentement 64 ans: Aracy Gomide, Brésilien, marié, originaire de Sao Roque. Age en 1946: 39 ans. Il remplissait les fonctions d’Inspecteur fiscal de la Préfecture de Sao Roque. Il possédait des connaissances pratiques au sujet des maladies et prenait soin des malades de la région souffrant de maladies courantes, car il n’y avait pas de médecin sur place ni même à proximité. Par la suite, il devint trésorier de la Préfecture Municipale de Sao Roque. Il a toujours joui d’une haute considération sociale.

Enquêteur actuel sur les événements: Dr Irineu José da Silveira.

Assistèrent aux déclarations des témoins: MM. Guilherme da Silva Pontes et Jonas de Souza, commerçants, ainsi que M.  João Gennari, courtier.

Voici les faits:

C’était au cours de la tranquille année 1946, à Araçariguama, à quelques km des rives du rio Tietê. Le pauvre village ne disposait pas encore de la lumière électrique ni de réseau téléphonique, et se trouvait éloigné des grands axes de la circulation. Dans son isolement intérieur, il se réduisait à une surface de terre battue, entourée de quelques maisonnettes anciennes et de l’historique église diocésaine (Igreja Matriz). Zone rustique et exclusivement consacrée à la culture primitive des céréales, où rien ne faisait encore pressentir les développements ultérieurs du progrès. Toute l’histoire de ce village se réduisait à une lente succession d’habitudes quotidiennes pratiquement identiques. Une exception cependant: durant les nuits des lumières étranges évoluaient, décrivaient par bonds des trajectoires irrégulières, dans le ciel au-dessus des monts et des bois de la région, donnant lieu à des opinions divergentes au cours des entretiens dans les réunions banales. En résumé: quelque chose de nouveau, de surprenant et de mystérieux.

Mardi gras.

João Prestes Filho avait invité son ami Salvador dos Santos, âgé de 39 ans et encore vivant aujourd’hui (en 1977), à une partie de pêche sur les bords du Tietê. Il demanda à son épouse qu’elle emmène ses fils pour qu’ils assistent aux réjouissances carnavalesques en lui disant qu’elle devait laisser, entre-temps, à peine entrebâillée une des fenêtres de la maison par laquelle, à son retour de la pêche, il pourrait rentrer chez lui. Prestes et Salvador passèrent la journée à pêcher, joyeusement et sans souci.

Vers 19h00, sous une brume légère et uniforme, alors que l’état de l’atmosphère n’était pas orageux mais serein, et donc impropre à la formation d’éclairs communs et d’éclairs «en boule » (voir l’ouvrage « Discos Voadores, imprevisiveis e conturbadores », p.52), ils revinrent du rio Tietê. Ils se séparèrent à une bifurcation du chemin, se dirigeant chacun vers sa propre maison, leur maison étant située en des lieux différents et distants l’un de l’autre.

Une heure après, Prestes, absolument terrorisé, fit irruption dans la maison de sa sœur, Maria, expliquant à haute voix et de façon entrecoupée que lorsqu’il tenta d’ouvrir la fenêtre (ou la porte fenêtre) de sa maison, il reçut de l’extérieur un silencieux faisceau de lumière contre lequel il protégea ses yeux et, naturellement, sa tête avec ses deux mains. Etourdi, il tomba sur le sol, pendant quelques brefs instants et sans perdre conscience, il se releva et se mit à fuir, ses mouvements restant apparemment normaux, vers le centre du village, en quête de secours. Les voisins de Maria, y compris Aracy Gomide, furent immédiatement appelés, Prestes ne cessait de répéter son histoire.

Aujourd’hui, Gomide déclare qu’il n’a pas cessé d’accompagner Prestes. Les cheveux, la tête, les yeux, les vêtements (chemise à manches courtes, pantalons retroussés, ni chapeau ni chaussures), de même que les parties du corps du corps de Prestes, protégées par les vêtements ne présentaient pas de trace de brûlures profondes ou légères, ni d’anomalies. Ses yeux étaient dilatés d’épouvante, sa voix excitée.

Mais, peu après, la scène tourna rapidement à l’horreur: les chairs de Prestes commencèrent à devenir visibles, à prendre le même aspect que si elles avaient été cuites pendant de longues heures à l’eau bouillante. Elles se mirent à se décoller des os, tombant par morceaux de la mâchoire, de la poitrine, des bras, des mains, des doigts, de la partie inférieure des jambes, des pieds et des orteils. Quelques fragments de chair restèrent suspendus par les tendons, les assistants n’osant pas les arracher (sic). Puis tout se détériora de façon imprévisible. Les dents et les os étaient à nu. Prestes refusa énergiquement l’eau et les aliments qui lui furent proposés, mais, à aucun moment, il ne parut ressentir de douleurs.

Un spectre terrifiant se disloquant de mutilation en mutilation. Des yeux écarquillés de terreur. Des paroles déjà déformées dans une bouche qui se désarticulait. Il ne restait plus que des sons dont les significations étaient perdues. Dans la confusion générale, ce qui restait du corps quasiment décomposé de Prestes fut chargé sur une charrette qui devait l’emmener à Santa Casa de Santana de Parnaíba, le plus proche hôpital.

Dans la sixième heure après l’agression de la lumière, un cadavre revint à Araçariguama, car Prestes mourut au cours du voyage sans atteindre l’hôpital. Jusqu’à ses derniers moments, des sons gutturaux sortirent de sa bouche qui s’arrêtait tout juste aux dents. Est-ce qu’il continuait à répéter son histoire d’horreurs ?

Comme il n’y eut pas d’examen médical, le certificat de décès qui fut signé par plusieurs témoins ignorants, disait: «Mort par brûlures généralisées». Mots incapables de traduire cette mort atroce et inconnue de notre science actuelle, puisque les symptômes et l’ensemble des événements conjoints ne correspondaient pas à des lésions qui puissent être produites soit par l’électricité naturelle (foudre, etc.), ou artificielle, soit par des radiations connues.

Tombe de João Prestes Filho
Tombe de João Prestes Filho

La police fit quelques recherches qui ne conduisirent à rien qu’on pût ajouter valablement au contenu du certificat de décès. Sur les lieux, aucune trace ne fut relevée, ni au dehors ni à l’intérieur de la maison. Cependant, on ne doit pas exclure la possibilité, non vérifiée, que quelque chose ou quelqu’un d’étrange ait pu se trouver dans la maison. Mais si quelqu’un s’y trouvait effectivement, ce n’était pas une personne connue dans la région.

Par la suite, des lumières furent encore observées, qui se livraient à des évolutions capricieuses, inattendues et inoffensives dans le ciel nocturne d’Araçariguama.

Les cas de décès après des apparitions d’OVNI sont rarissimes. Dans les conditions décrites par F.M. Carion, ces cas se comptent sur les doigts d’une main et on tous eu lieu en Amérique du Sud (Argentine et Brésil).

« La chronique des OVNI. »   Michel Bougard. Editions Universitaires, Jean-Pierre Delarge, 1977.
 
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8 réflexions sur “Un rayon mortel

  1. Cette histoire est vraiment effrayante, mais à mon avis, quelqu’un va se décider à faire pratiquer une autopsie sur la victime vu les avancées technologiques que nous possédons à ce jour. Ce serait intéressant d’en savoir plus.

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