Friedrich Jürgenson et les voix …

Publié le Mis à jour le

friedrich-jurgenson
Friedrich Jürgenson

A sa mort, en 1987, le cinéaste et spirite suédois Friedrich Jürgenson laissa une bibliothèque plutôt surprenante. Elle contenait des milliers d’enregistrements de mystérieuses voix que Jürgenson avait toujours attribuées à des personnes décédées.

Jürgenson avait entrepris ses recherches parapsychologiques dans les années 50, à une époque où la question des relations avec l’au-delà avait commencé de le passionner. Se demandant si les morts pouvaient laisser l’empreinte de leur voix sur une bande magnétique. Il avait d’abord eu l’idée de s’asseoir devant son magnétophone implorant les esprits de bien vouloir s’adresser à lui par le truchement de l’appareil. Pendant des mois, il ne se passa rien.

Un jour, il essaya d’enregistrer des chants d’oiseaux près de chez lui. En écoutant la bande, il remarqua de curieuses interférences qui lui firent penser que l’on tentait d’entrer en communication avec lui.

La semaine suivante, je me suis rendu dans une petite cabane dans la forêt pour refaire l’expérience, racontait le cinéaste. Je n’avais évidemment pas la moindre idée de ce que je cherchais. J’ai placé le micro à la fenêtre et l’enregistrement s’est déroulé normalement.

En écoutant ensuite la bande, j’ai commencé par entendre des gazouillis d’oiseaux. Puis ce fut le silence. Soudainement, une voix venue de nulle part, une voix de femme, dit en allemand :

– Friedel, mon petit Friedel, peux-tu m’entendre ?

Jürgenson ne pouvait alors savoir qu’il venait de s’engager dans une tentative pour contacter l’au-delà qui allait occuper le reste de ses jours.

Quelques parapsychologues allaient même finir par s’intéresser au projet. William G. Roll, de la Psychical Research Foundation, alors installée à Durham, en Caroline du Nord, rendit visite au cinéaste en 1964 afin de se livrer à quelques expériences.

Lors de ces séances, Jürgenson mettait une bande vierge sur son magnétophone et tous ceux qui étaient présents dans la pièce continuaient de parler comme si de rien n’était. Lorsqu’on faisait ensuite passer la bande, on entendait clairement des voix étrangères venir s’intercaler dans les conversations ?

Roll, pourtant d’une prudence toute rationaliste, fut tellement abasourdi qu’il n’hésita pas à faire une communication spéciale devant ses pairs à son retour de Scandinavie.

Les voix de Friedrich Jürgenson, déclara-t-il, sonnaient tout ce qu’il y a de plus authentique !

« Les phénomènes étranges du monde. »   Editions du Rocher, 1989.

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.