Le fantôme de Borley

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Le fantôme de Borley

Le rectorat de Borley, dans l’Essex, en Angleterre, a connu des ennuis dès sa fondation vers 1860. Il se peut que son apparence d’édifice hanté (une monstruosité architecturale de trente pièces) y soit pour quelque chose.

Ses premiers locataires, le pasteur Henry Dawson, sa femme et leurs quatorze enfants, racontaient d’étranges histoires de bruits et prétendaient avoir vu à plusieurs reprises le spectre d’une religieuse. Après la mort du pasteur, son fils aîné, Harry Bull, assuma les charges de la cure de 1892 à 1927. Des événements hors du commun continuèrent de se produire. On voyait si souvent la religieuse que le domaine finit par être appelé la Promenade de la Religieuse. On prétendait même avoir vu un cocher sans tête conduire une diligence dont les chevaux crachaient le feu.

Les locataires suivants, le pasteur G. Eric Smith et sa femme, n’y demeurèrent que quelques mois et mirent leur départ précipité sur le compte de l’étrangeté de ce qui se passait.

Enfin, arrivèrent le pasteur Lionel Foyster, sa femme Marianne et leur fille. Les histoires reprirent de plus belle et Marianne s’entêta même à soutenir qu’un fantôme l’avait giflée au visage et l’avait fait tomber de son lit.

Harry-Price
Harry Price

Le laboratoire britannique de parapsychologie décida de mener sa propre enquête. Son fondateur, Harry Price, passa une petite annonce dans le Times de Londres afin de trouver des gens disposés à l’aider à surveiller le rectorat hanté. L’annonce faisait appel à des observateurs objectifs, dotés d’esprit critique et intelligents. Price en prit quarante avec lui. Cette fois encore, il fut question d’objets qui se déplaçaient et de bruits inexplicables. Le commandant A.B. Cambell raconta avoir été frappé par une savonnette volante tandis qu’un autre bénévole, un professeur de philosophie du nom de C.E.M. Joad, affirma avoir vu un thermomètre descendre de 10 degrés sans raison apparente.

Les Foysters finirent par abandonner les lieux et Price lui-même s’y installa. Il put alors signaler des phénomènes très divers. Assez en tout cas pour remplir un livre. Ce qu’il ne manqua pas de faire par la suite. Après sa mort, certaines mauvaises langues prétendirent pourtant que Price avait lui-même fabriqué certains phénomènes et qu’il en avait grossi d’autres pour attirer l’attention.

Harry Price aux côtés du révérend et de sa famille.
Harry Price aux côtés du révérend et de sa famille.

Les choses prirent une autre tournure après l’incendie qui rasa l’édifice en 1939. Le révérend W.J. Phytian-Adams, un chanoine de Carlisle, au Canada, émit alors l’hypothèse qu’il se pouvait que la religieuse que l’on avait si souvent vue n’ait pas été anglaise, mais française. On racontait en effet qu’une femme du nom de Marie Lurie avait déserté son couvent au XVIIIème siècle pour s’enfuir avec son amant. Elle serait venue en Angleterre, mais son vaurien d’amant l’aurait assassinée. Après l’avoir étranglée, il l’aurait enterrée sous les fondations de l’édifice qui se trouvait à l’endroit où le rectorat de Borley fut construit ultérieurement. Après l’incendie, on découvrit réellement une tombe qui contenait en effet quelques reliques religieuses et un crâne de femme.

Il semble que la destruction du rectorat ait mis fin aux pérégrinations de la religieuse, mais l’histoire ne s’arrête pas là: une équipe de chercheurs qui faisait des fouilles sur le site a entendu d’étranges bruits dans la nuit, a enregistré de surprenantes variations de température, a aperçu des feux d’origine inconnue et détecté des odeurs inhabituelles dans les ruines.

« Les phénomènes étranges du monde. »  Robert Laffont.

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6 réflexions au sujet de « Le fantôme de Borley »

    eliane21120 a dit:
    juin 6, 2014 à 5:34

    Ohh j’adore cette histoire assez surprenante !!

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    Le fantôme de Borley | eliane21120 a dit:
    juin 6, 2014 à 5:58

    […] Le fantôme de Borley. […]

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    Éric G. Delfosse a dit:
    juin 6, 2014 à 7:59

    On va en faire un film = « Le retour de la savonnette volante »… 😕
    IL y a quelque chose que je n’ai pas saisi… L’histoire du Canadien qui sait qu’il y a une femme enterrée sous ce bâtiment, française et non anglaise, alors que ça se passe à cinq mille kilomètres de chez lui…

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      gavroche60 a répondu:
      juin 6, 2014 à 11:24

      C’est au cours d’une séance de oui-ja que les enquêteurs eurent la certitude d’avoir découvert l’identité de la religieuse … En fait son véritable nom semblerait être Marie Lairre et non pas Marie Lurie.

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    […] ces phénomène ont été soigneusement enregistrés par M. Price qui a en personne visité la maison hantée. Depuis des années, il a assisté lui-même à des […]

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