Les murs entendent et versent à boire

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Le Ciel de Leyenda

Le Corriere della Sera, de Milan, a reçu d’Ancône la narration de faits bien extraordinaires qui se déroulent dans la maison de M. Marracino, procureur du roi dans cette ville. Il s’agit, paraît-il, de phénomènes spirites absolument nouveaux et d’une réelle importance pour les amateurs de recherches psychiques. Voici, en résumé, comment les faits sont racontés par les deux fils de M. Marracino, qui sont tous les deux avocats.

D’abord, on commença par entendre frapper très fort sur les meubles d’une chambre. Lorsqu’on y entrait, on n’entendait plus rien qu’un léger flottement. Après, ce fut la sonnerie électrique qui se mit à sonner désespérément pendant quelques minutes. On s’avisa qu’il devait y avoir un dérangement ; on la fit visiter par un électricien, elle était en parfait état.

Mais ce qui fut bien plus ennuyeux, ce fut le jour où les murs de plusieurs chambres se mirent à lancer des petits jets d’eau, quelquefois assez abondants pour arroser copieusement une chambre. Ces jets d’eau ont été vus par d’autres personnes que les membres de la famille Marracino. Cependant, ceux-ci firent visiter les murs par des ingénieurs, qui y ont pratiqué de larges brèches et n’ont rien trouvé. Quelquefois c’est du lait que les murs ont envoyé, et même du café au lait, et comme notre père s’était exclamé : « J’aurais préféré du vin ! », voilà presque aussitôt une tasse que nous avions posée au-dessous de l’étrange source, qui se rempli petit à petit de vin.

Mais voici le fait qui nous a frappés le plus et qui nous a donné peut-être le moyen de nous acheminer vers la solution du problème. Nous avons une petite soeur qui, à dîner, ayant mangé déjà trop de fruits, se vit refuser une poire qu’elle convoitait. Mon père prit cette poire et l’enferma à clef dans le buffet. Lorsque, une heure plus tard, il voulut la reprendre, la poire avait disparu, tandis que l’unique clef du buffet n’était pas sortie de la poche de mon père. Ce fut pour nous comme un éclair de lumière. Nous pensâmes de suite que tous ces phénomènes, d’évidente nature spirite, étaient dus certainement à une force médiumnique dont, peut- être inconsciemment, était gratifiée notre petite soeur. Nous la suivîmes, eu effet, lorsqu’elle sortit de la salle à manger, et nous vîmes, au moment où elle passait près d’une console, sur laquelle étaient posés deux livres de spiritisme, l’un de ces livres sauter sur l’épaule de la fillette, puis osciller çà et là par la chambre et enfin tomber à terre près du mur, à l’endroit même où du lait en était sorti.

La narration de ces faits a produit une impression énorme à Ancône.

« L’Écho du merveilleux. »  Gaston Mery, Paris, 1908
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Une réflexion au sujet de « Les murs entendent et versent à boire »

    sarah a dit:
    août 6, 2014 à 11:10

    bjr..
    les plus grands médiums seraient, de ce fait, des âmes innocentes avec le cœur sincère de l’enfance d’une envie de changer le monde….à en ressentir toutes les pensées, et tous les désirs, et à se combler eux mm de cette jolie folie en connaissance, à la grande surprise de certains penseurs … et mettre à terre le mur de la sacro sainte seule vérité démystifiée….sous leurs yeux…
    trop mignonne la pte….j’addoorree….. lol….. :-))

    Aimé par 1 personne

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