Le ballon de Lana

Publié le Mis à jour le

 

ballonL’espoir d’inventer une machine pour s’élever et naviguer dans les airs parait presque aussi ancien que le monde civilisé. 

Un passage de Bergerac montre que les esprits de son temps étaient déjà occupés de la recherche des aérostats (Histoire comique des États et Empire de la Lune, t.II, 1834, p. 238). En 1670, plus d’un siècle avant l’admirable découverte des frères Montgolfier, François Lana, jésuite très savant, construisit l’appareil que la gravure représente. La légèreté spécifique de l’air échauffé et du gaz hydrogène n’étant pas encore découverte, il n’eut d’autre idée pour faire élever ses ballons que de les vider complètement d’air.

Mais en supposant même que ces quatre ballons qui surmontent sa nacelle eussent été assez légers pour l’enlever, il est de toute évidence que la pression atmosphérique extérieure eût suffi pour les détruire. (Voy. Aérostation, t. 1er 1833, p. 1633.).

Le ballon captif de Coutelle à la bataille de Fleurus, 26 juin 1794.   (Reproduction d'une gravure  de Duplessis-Bertaux. Collection Tissandier.)
Le ballon captif de Coutelle à la bataille de Fleurus, 26 juin 1794.
(Reproduction d’une gravure de Duplessis-Bertaux. Collection Tissandier.)

Quant à l’idée de se servir d’une voile pour diriger le ballon comme on dirige un navire, c’était aussi une illusion car la nacelle aérostatique et les quatre globes de la voile, étant tous plongés entièrement dans l’air, auraient toujours dû suivre la direction du courant atmosphérique quel qu’il fut.

Lorsqu’un navire est plongé dans la mer et que ses voiles reçoivent l’impulsion du vent, il faut considérer qu’il y a réellement deux forces: la force active du vent et la force passive de la résistance de l’eau; en corrigeant ces deux forces l’une par l’autre, on peut être jusqu’à un certain point maître de suivre la direction qu’on veut; on finit même, en louvoyant, par remonter dans le lit du vent; mais lorsqu’on n’est soumis qu’à une seule force, il faut lui obéir entièrement.

« Le Magasin pittoresque. »   Edouard Charton, Paris, 1837.

2 réflexions au sujet de « Le ballon de Lana »

    blueedel a dit:
    août 15, 2014 à 5:11

    ahhh le ballon.. le dirigeable… rien à faire, même avec l’envie de voler, ça me fiche la trouille !

    Aimé par 1 personne

    gavroche60 a répondu:
    août 15, 2014 à 6:27

    Ce n’est dangereux que quand … ça tombe !

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