Le parfum de la femme

Publié le Mis à jour le

parfum

Un docteur  (profession grave) nommé Galopin (nom léger) vient de traiter fort sérieusement un sujet aimable, Odor di feminata, auquel la vieille galanterie française donne toujours de l’actualité. « La France » analysait l’autre jour son volume.

« Chaque femme a son parfum, c’est le docteur Galopin qui nous l’apprend. La brune qui a la peau très blanche sent volontiers l’ébène, avec une pointe de musc; les blondes pures et cendrées dégagent un délicieux parfum d’ambre. Le docteur assure que ces dernières sont aimées plus longtemps. »

Voilà une affirmation risquée que bien des brunes capiteuses n’accepteront pas; elles souriront de l’aplomb de professeur avec lequel cette assertion est émise.

« L’auteur du Parfum de la femme remarque que chaque profession a son odeur qui lui est en quelque sorte particulière. Beaucoup de mariages se font dans la même profession. « Il y a, dit-il, une cause majeure: c’est que le parfum de la femme s’harmonise avec celui de l’homme. Les coiffeurs aiment les parfumeuses et les calicots recherchent les employées du Louvre. »

« Peut-être à cette cause majeure faut-il ajouter que si le calicot préfère lés employées du Louvre, c’est, dit M. Sarcey, parce qu’il les a sous la main. Les militaires aiment les bonnes d’enfants; ce n’est pas uniquement, je suppose, pour leur odeur. »

in « La Revue des journaux et des livres. »   Paris, 1885.

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9 réflexions au sujet de « Le parfum de la femme »

    laurent domergue a dit:
    novembre 21, 2014 à 6:22

    Savez vous qui a signe l’affiche ? svp merci

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    fanfan la rêveuse a dit:
    novembre 22, 2014 à 1:28

    Et qu’en pense la gente masculine ici présente ?
    🙂

    Aimé par 1 personne

      Éric G. Delfosse a dit:
      novembre 23, 2014 à 6:10

      Bin, moi, ça me fait penser que j’avais une amie intime qui, dans certaines circonstances (des circonstances que la morale m’interdit de préciser d’avantage), sentait l’odeur de la cannelle !
      Non, non, pas un parfum à la cannelle : son intimité sentait vraiment la cannelle (et elle n’en mangeait même pas)…
      Miam…
      Et moi qui suis surnommé Éric Pomme … enfin, passons …

      Aimé par 2 people

    gavroche60 a répondu:
    novembre 22, 2014 à 3:46

    J’ai quelques courses à faire …

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    jmcideas a dit:
    novembre 28, 2014 à 9:39

    Il est une odeur qui fait fuir: Celle de la petite fille mal lavée
    (svp, bien saisir, sans relation avec la pédophilie)

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