Fouette, cocher, fouette !

Publié le Mis à jour le

beraud_fiacreVers 1640, un ancien employé des coches d’Amiens, Nicolas Sauvage, dota Paris de ses premières voitures publiques.

Comme l’hôtel où ces voitures remisaient, au faubourg Saint-Antoine, portait l’image d’un saint Fiacre, cette image leur servit d’enseigne. De là on les nomma fiacres, et ce nom s’étendit aux autres voitures de même style que la concurrence ne tarda pas à établir.

Après être passé de l’enseigne à la voiture, la dénomination de fiacre passa encore de la voiture au cocher, ainsi qu’en témoigne le vieux dicton : « jurer comme un fiacre. »

« Les cochers sont si brutaux, écrivait déjà Saint-Evremond en 1692, ils ont la voix si courroucée, si effroyable, et le claquement continuel de leurs fouets augmente le bruit d’une manière si horrible, qu’il semble que toutes les furies soient en mouvement pour faire de Paris un enfer. »

Nous les retrouvons à peu de chose près aussi aimables dans le Tableau de Paris, de Mercier :

« Quand les fiacres sont à jeun, ils sont assez dociles; vers le midi, ils sont plus difficiles; le soir, ils sont intraitables. »

« Musée universel. »  A. Ballue, Paris, 1873.

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6 réflexions au sujet de « Fouette, cocher, fouette ! »

    runglaz a dit:
    novembre 30, 2014 à 11:01

    A reblogué ceci sur runglaz.

    Aimé par 1 personne

    Éric G. Delfosse a dit:
    novembre 30, 2014 à 11:45

    Comme les chauffeurs de taxis, quoi ?

    😈

    Aimé par 4 personnes

      gavroche60 a répondu:
      novembre 30, 2014 à 12:48

      Mauvaise langue, va ! 😀

      Aimé par 3 personnes

      jmcideas a dit:
      décembre 2, 2014 à 7:48

      Pas totalement faux, pour avoir exercé la profession quelque-temps…Quoique ‘intraitables’ ne signifie pas notre travail du soir et de nuit—où le service avait quelque chose de magique (et préféré par certains).

      Aimé par 1 personne

        Éric G. Delfosse a dit:
        décembre 2, 2014 à 7:59

        Coïncidence, j’ai travaillé aussi comme chauffeur de taxis. Durant quelques mois…
        On se tapait une semaine de jours, puis une semaine de nuits, et on recommençait. 72 heures par semaine, six jours sur sept, douze heures par jour.
        AU bout d’un mois, j’en ai eu marre de cette vie fatigante, et je me suis arrangé avec mon « partenaire » (1 voiture pour 2 personnes) pour rester toujours de service de nuit. Ça tombait bien, lui, il préférait la journée…
        Oui, la nuit, c’est – parfois – magique.
        Mais c’est parfois … comique … ou stressant aussi !

        J'aime

          jmcideas a dit:
          décembre 2, 2014 à 9:05

          GROSSE différence, pour moi, en tant qu’artisan taxi à « Saint-Cloud », car mes clients étaient au-dessus du panier et très intéressants en soi.
          Cependant, il m’a fallu souvent attendre la fin de la nuit, à leur bon vouloir de retour!
          ~~Fouette, cocher, fouette !~~
          (Sans regrets de cet exercice pendant 5 ans–tellement les anecdotes furent nombreuses)
          BYE

          Aimé par 1 personne

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