La promesse de mariage

Paul Berthon
Paul Berthon

Une belle Bretonne, qu’on appelait mademoiselle Lessevin, voulant tirer parti de ses attraits, s’imagina qu’Adolphe de Gainville, qui en paraissait touché, et qui était jeune, aimable, riche surtout, pourrait bien donner dans le sacrement.

Après avoir employé avec assez d’art les rigueurs et les complaisances, elle obtint de lui une promesse qui devait être effectuée lorsqu’elle le requerrait. L’amant devint volage; c’est l’effet ordinaire des faveurs. La demoiselle se plaignit, ne le ramena pas, et voulut faire valoir sa promesse en justice. On la lut en présence des Juges; mais quelle fut sa confusion en entendant prononcer ces mots :

Je soussigné promets d’épousseter mademoiselle de Lessevin toutes les fois que j’en serai requis par elle.

On s’imagine bien que la demoiselle retira sa requête.

Les mille et une anecdotes … Passard, Paris, 1854.

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