Les courbettes du grenadier

Publié le Mis à jour le

hussard_noir

Après la bataille de Rosbach, les hussards noirs du Roi de Prusse, connus sous le nom de têtes de mort, poursuivaient les troupes françaises qui venaient d’être battues. Un des généraux prussiens apercevant un lieu écarté où l’on combattait encore, s’approche, et voit un grenadier français aux prises avec six de ces hussards.

Le grenadier était retranché derrière une pièce de canon, et, jurait, en combattant toujours, de mourir plutôt que de se rendre. Le général, admirant sa valeur, ordonne aux hussards de suspendre leurs coups, et dit au Français:

Rends-toi, brave soldat; le nombre t’accable, la résistance est inutile.
Du tout, du tout, répondit l’intrépide grenadier, je lasserai ces gens-ci et je rejoindrai mon drapeau, ou bien ils me tueront et je n’aurai pas la honte d’avoir été fait prisonnier.

Ton armée est en pleine déroute.

Je ne le sais que trop. Mais, morbleu, si nous avions eu un général comme le Roi de Prusse ou comme le Prince Ferdinand, je fumerais aujourd’hui ma pipe dans l’arsenal de Berlin.

Je donne la liberté à ce Français, dit le général prussien; hussards, suivez-moi; et toi, mon brave grenadier, prends cette bourse et va rejoindre ton corps. Si le roi mon maître avait cinquante mille soldats comme toi, l’Europe entière n’aurait que deux souverains, Frédéric et Louis.

Je le dirai à mon capitaine; mais gardez votre argent. En temps de guerre, je ne mange de bon appétit que celui de l’ennemi. Vous, vous êtes digne d’être Français.

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2 réflexions au sujet de « Les courbettes du grenadier »

    Éric G. Delfosse a dit:
    janvier 29, 2015 à 5:29

    On savait se battre dignement, à cette époque, apparemment…
    Mais était-ce mieux, je ne veux pas le savoir…

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    jmcideas a dit:
    janvier 30, 2015 à 12:25

    Euuh, une hauteur de point de vue qui me semble plus tenir du romanesque que de la vérité
    –pour des réparties chevaleresques qui se sont tenues aussi dans la Marine:
    L’officier ennemi: ‘Sauve-toi à ce bout, matelot’
    « Je laisserai plutôt courir mes sabots sur les flots que de servir votre gloire, pendu au hunier !  »
    jmc

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