Un dernier pour la route

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les-filles-dieu

A Paris, quand un criminel, condamné à mort, était conduit au gibet de Montfaucon, on le faisait arrêter en route, dans la cour des Filles-Dieu, rue Saint-Denis, et là on lui donnait deux coups de vin à boire. Quand l’exécution se faisait dans Paris même, l’usage était de servir aussi du vin aux juges chargés d’y assister, et c’était le bourreau qui le fournissait. Au moins ce fait se produisit-il, en 1477, à l’exécution du duc de Nemours.

Dans un compte de la prévôté de Paris, rapporté par Sauval, on voit une somme de 12 livres 6 deniers allouée au bourreau pour du pain, des poires et douze pintes de vin, fournis, « à Messieurs du Parlement et officiers du roi estant aux greniers de la salle, pendant que le dit duc se confessait. »

« Musée universel. » A. Ballue, Paris, 1873. 

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5 réflexions au sujet de « Un dernier pour la route »

    juliette a dit:
    janvier 31, 2015 à 7:15

    Quelle horreur !
    T’as lu ce Hugo Gavroche écrit avant ?
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Dernier_Jour_d%27un_condamn%C3%

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    Éric G. Delfosse a dit:
    février 1, 2015 à 1:18

    Une longue confession ! Douze pintes de vin !!!
    Ils avaient pourtant déjà une poire pour la soif…

    Aimé par 1 personne

    fanfan la rêveuse a dit:
    février 1, 2015 à 9:50

    Bon dimanche Gavroche !
    🙂

    Aimé par 1 personne

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