L’arlequin

Publié le Mis à jour le

arlequin-pierrot

Un aubergiste des environs de Phalsbourg tomba en léthargie. On le crut mort, et au bout de quelque temps on l’ensevelit. Sa femme, tout en pleurant, s’aperçut qu’on avait employé à cet usage un drap tout neuf et très fin. Ce drap, dit-elle, est trop bon pour un mort !

Elle avait dans sa maison un habit d’arlequin, qu’une troupe de bateleurs lui avait laissé en paiement, à leur passage. Elle s’enferme dans la chambre du mort, découvre le cercueil, reprend son drap, habille le cadavre en farceur, et, à cela près, rétablit les choses dans leur premier état.

L’heure du convoi arrive; quatre hommes emportent la bière sur leurs épaules, selon l’usage du pays. Le prétendu mort se réveille de sa léthargie, s’agite, se débat; les porteurs s’effrayent, laissent tomber le cercueil, et l’on en voit sortir un arlequin.

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4 réflexions au sujet de « L’arlequin »

    lettrem a dit:
    février 5, 2015 à 11:32

    Merci pour cette petite histoire qui fait sourire 🙂

    Aimé par 1 personne

    fanfan la rêveuse a dit:
    février 6, 2015 à 6:56

    Digne d’une belle farce, non ? !
    🙂

    Aimé par 1 personne

    jmcideas a dit:
    février 7, 2015 à 11:37

    Habillé en CROQUE-MORT, la surprise en eut-été que plus belle
    (d’où vient ce qualificatif de croque-mort…. ‘Personnage assoiffé de chair, qui pratique la morsure de l’orteil d’un défunt pour s’assurer de son décès’ )

    Aimé par 2 people

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