Consolation

Julien Dupré
Julien Dupré

Un paysan, qui était aimé de tous ses voisins, perdit une de ses plus belles vaches. Il en fut fort affligé, mais il le fut encore beaucoup plus lorsque quelque temps après il perdit sa femme.

Mon ami, lui dit un de ses voisins pour le consoler, vous avez perdu une femme qui méritait toute votre affection, mais il y a du remède : vous êtes jeune et vous êtes bien fait, vous ne manquerez pas de femme. J’ai trois filles, je vous en donnerai une en mariage, à votre choix. Un autre lui proposa sa sœur, et un troisième sa nièce.

Je vois bien, leur répondit-il, qu’il vaut mieux perdre sa femme que sa vache. Ma femme à peine est morte, qu’en voilà déjà cinq autres pour la remplacer. Lorsque j’ai perdu ma vache, personne ne m’en offrit une autre.

C. Dillet, 1874.

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