L’impôt sur les célibataires

Publié le Mis à jour le

Gustave Caillebotte
Gustave Caillebotte

On reparle de l’impôt sur le célibat.

Nous pouvons espérer que la République actuelle n’entendra pas ce problème de sociologie aussi cruellement que les Républiques de l’antiquité.

A Sparte, disait dernièrement la France, les femmes pouvaient se saisir des célibataires, les traîner nus dans le temple d’Hercule et leur infliger une correction sévère. Platon les condamnait à une amende.

A Rome, les lois leur imposaient le paiement d’une certaine somme. Quelquefois on faisait mieux : après le siège de Véies, Camille forçait les célibataires à épouser les veuves des citoyens morts en défendant la patrie.

Auguste, sans aller jusque-là, promulgua des lois ordonnant de préférer, pour tous les emplois, les gens mariés à ceux qui ne l’étaient pas. Le citoyen romain qui avait trois enfants était exempt de toute charge personnelle. Les célibataires payaient pour eux. Les gens non mariés ne pouvaient pas hériter des étrangers.

« La Revue des journaux et des livres. »  Paris, 1887.

Publicités

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.