Le cul-de-jatte

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cul-de-jatte

Favart raconte l’histoire d’un cul-de-jatte mendiant, alors connu de tout Paris (1763).

Cet homme donnait de l’eau bénite le matin à Notre-Dame, ensuite il parcourait la ville et les environs à l’aide de deux petits chevalets, qu’il employait avec beaucoup de force et d’habileté. Le coquin avait une face d’une largeur superbe, il était gros à proportion, et, à en juger par son tronçon, il aurait eu près de six pieds s’il n’eut pas été mutilé. A son embonpoint, sa rougeur, sa vigueur, on pouvait juger qu’il était abondamment nourri. Rien ne lui manquait pour être heureux que d’être honnête homme.

Un jour, sur la route de Saint-Denis, il demande l’aumône à une femme qui passait. Elle lui jette une pièce de douze sous. Il la prie de la lui ramasser, ce qu’il ne peut faire lui-même. Tandis que la brave dame se baisse, il s’approche, lui décharge sur la tête un coup de maillet, et, voyant qu’elle n’est pas morte, lui coupe le cou et la vole.

Cette action est aperçue. On saisit l’assassin, on le mène en prison. Interrogé, il avoue que depuis vingt ans il fait ce métier et que ses victimes sont nombreuses.

Il plaisante d’ailleurs sur sa situation, et dit qu’il ne peut jamais être rompu qu’à moitié, car il défie bien le  bourreau de lui casser les jambes.

« Curiosités historiques et littéraires. »  Eugène Muller, Paris, 1897.

4 réflexions au sujet de « Le cul-de-jatte »

    fanfan la rêveuse a dit:
    novembre 13, 2015 à 7:55

    Bonne journée gavroche !
    🙂

    Aimé par 1 personne

    Éric G. Delfosse a dit:
    novembre 13, 2015 à 5:44

    Mon premier est un cul-de-jatte qui dévale la pente à toute vitesse.
    Mon deuxième est un cul-de-jatte qui dévale la pente à toute vitesse et essaie de rattraper mon premier.
    Mon troisième est un cul-de-jatte qui dévale la pente à toute vitesse et essaie de rattraper mon deuxième.
    Mon quatrième est un cul-de-jatte qui dévale la pente à toute vitesse et essaie de rattraper mon troisième.
    Mon cinquième est un cul-de-jatte qui dévale la pente à toute vitesse et essaie de rattraper mon quatrième.
    Mon sixième est un cul-de-jatte qui dévale la pente à toute vitesse et essaie de rattraper mon cinquième.
    Et mon tout est une boisson rafraichissante…

    Vous ne voyez pas ?
    Bin, c’est facile pourtant…
    Six troncs pressés !

    Ok, je sors…

    Aimé par 2 personnes

    jmcideas a dit:
    novembre 15, 2015 à 10:07

    « L’aveugle a vu un lièvre voler, et a prévenu le muet, qui a appelé le sourd manchot qui a tiré sur l’animal.
    Le cul de jatte a couru attraper le lièvre, et a dit au dernier larron, qui était tout nu :
    Mets ça dans ta poche ! »
    {tiré de ‘contes absurdes’}

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