L’anglais tel que le parlait Verlaine

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verlaine

On sait que ce pauvre « Lillian » selon son nom poétique, ne connut jamais la fortune. Il connut même la pauvreté ; et pour lui, c’était presque de la richesse de n’être que dans la gêne.

Un jour, le pauvre garçon avait cependant voulu entrer dans la vie régulière. Il s’était présenté dans une maison d’éducation pour y chercher un emploi quel qu’il fût. On lui offrit d’être professeur d’anglais, parce qu’il avait habité quelque temps l’Angleterre. Or il n’en parlait pas mieux pour cela la langue ; car voici comment il s’efforçait de l’apprendre à ses élèves :

Il importe avant tout, leur disait-il, d’apprendre à bien prononcer. Aussi quand j’arriverai dans la classe vous me saluerez ainsi : « Bonjoueur Misteur Veurliéna… »

Cela amusait beaucoup les élèves, mais ne dura pas. On le renvoya à ces chères poésies, et il retomba dans la misère avec sa douce philosophie.

« Touche-à-tout. »  Paris, 1904.

Illustration :  « Paul Verlaine jeune homme » de Gustave Courbet

9 réflexions au sujet de « L’anglais tel que le parlait Verlaine »

    francefougere a dit:
    novembre 22, 2015 à 3:53

    On représente toujours Verlaine âgé, et Rimbaud jeune, d’après la célèbre photo mais ils ont été jeunes ensemble

    Aimé par 1 personne

    delorme a dit:
    novembre 22, 2015 à 4:28

    l’avantage d’être retourné a la pauvreté ,il ne devait plus rien a personne,et en son temps la misère pouvit se partager merci

    Aimé par 1 personne

    jmcideas a dit:
    novembre 22, 2015 à 6:33

    La pauvreté a ceci de différent de la misère est qu’elle affecte moins le moral et réclame moins de pitié
    (comparez par vous-même) 😀

    Aimé par 1 personne

    Éric G. Delfosse a dit:
    novembre 22, 2015 à 7:26

    Pauvres de nous ! 😆

    Aimé par 2 personnes

    fanfan la rêveuse a dit:
    novembre 23, 2015 à 8:50

    🙂
    Bonne journée Gavroche !

    Aimé par 1 personne

    gaïa a dit:
    décembre 20, 2015 à 4:18

    Il était riche de ces vers et c’était une richesse inestimable. Peut-être la maison d’éducation aurait dû lui demander de transmettre à ces jeunes élèves son amour de la poésie. 🙂

    Aimé par 1 personne

    Maître Renard a dit:
    avril 10, 2016 à 2:12

    A reblogué ceci sur Maître Renard.

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