Le souper du sanglier

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varennes

La gloutonnerie des Bourbons éclate chez Louis XVI  d’une manière intempestive. A aucune époque de sa vie, le pauvre homme ne sut modérer ni contenir son appétit.

Quand il se fut déterminé à quitter les Tuileries, le 21 août 1791, il se détourna de son itinéraire pour déjeuner à Etoges, chez son premier valet de chambre, M. de Chamilly. Quand il entra dans Varennes, les troupes du marquis de Bouillé étaient parties depuis deux heures, mais le postillon Drouet et ses hommes l’attendaient. A peine de retour aux Tuileries, il soupa, dévora un poulet comme si rien d’extraordinaire ne s’était passé.

Il mangeait salement et Buffon, ayant assisté une fois à son grand couvert, laissa échapper un mot qui n’est pas du style soutenu, devant les sangliers domestiques élevés par le Jardin des plantes :

 « Eh bien, le roi, dit-il, mange comme ces animaux-là ! »

« Petit bréviaire de la gourmandise. »  Laurent Tailhade. Paris, 1914.  
Illustration : « Arrestation à Varennes. » Jean Louis Prieur.

 

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Une réflexion au sujet de « Le souper du sanglier »

    jmcideas a dit:
    janvier 11, 2016 à 1:31

    De retour de voyage en mer, il n’est pas moins inconvenant de dire du navigateur, devant son appétit, au creux de son assemblée:
    « Eh bien, celui là, il mange comme un terrien »!
    > Propos recueillis au retour du Vendée Globe, de Frank Camas, dans un salon parisien-
    Sic, les repas lyophilisés pendant le tour du monde leur sont probablement méconnus

    Aimé par 1 personne

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