La maman du sculpteur Puech

denys-puech

Le délicieux sculpteur Denys Puech, qui vient d’être élu membre de l’Institut, Commença par être berger, et c’est tout juste s’il savait lire à quinze ans. Mais il travaillait déjà, et, en gardant ses moutons, sculptait de petites figurines en bois.

Dès qu’il fut parvenu à travailler pour de bon, il fit de tels, progrès qu’il ne craignit pas, au moment ou il accomplissait son service militaire à Albi, de participer à un concours, qu’avait ouvert la ville de Rodez pour l’exécution d’une Naïade. Il fut vainqueur.

La brave paysanne qu’était sa mère vint fut voir son oeuvre, mais, au lieu de le complimenter, fit aussitôt la grimace, puis, s’exclama carrément : 

— Comment ! mon fils, tu n’as pas honte, de montrer une dévergondée de cette espèce ?… Est-ce que tu n’aurais pas pu, au moins, lui mettre un petit caraco !

« Le Journal du dimanche : gazette hebdomadaire de la famille. »  Paris, 1905.
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4 réflexions sur “La maman du sculpteur Puech

  1. Qu’est-ce ma mère devrait dire, du haut de ses quatre-vingts balais, si elle me voyait en train de travailler sur des gentes dames (pas plus habillées que la « naïade » en question) étendues sur ma table de massage…
    Non, maman, l’huile ne passe pas bien à travers un caraco… Et le baume d’Aiguebelle encore moins…

    Aimé par 2 people

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