La pelle

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gendarmerie-cheval

Champdeniers, qui a une curieuse église du XIe siècle et des foires où l’Espagne vient choisir ses mules, a également une brigade de gendarmerie. C’était même jusqu’à ces derniers temps une brigade à cheval.

Mais un ministre sans idéal en a fait une brigade à pied. Et c’est pourquoi alors qu’ils croyaient honnêtement avoir effacé tous les signes extérieurs qui distinguent un gendarme à cheval d’un gendarme à pied, les gendarmes de Champdeniers se trouvèrent démontés à la vue d’une vieille pelle d’écurie, reste suprême de leur ancien état de cavaliers. Ils s’en ouvrirent au colonel de la 9e légion, qui prescrivit de déposer l’outil à Niort, d’où il devrait être expédié en Indre-et-Loire, à la brigade de Châteaurenault, qui, elle, est encore à cheval. C’était bien. Mais aucun crédit n’avait été prévu au budget de l’armée pour cette opération. Pourtant il fallait obtempérer.

La nécessité est mère de l’invention. Le capitaine de gendarmerie de Niort prit la pelle, la mit, entre deux gendarmes, dans l’auto de la compagnie, et la transporta à Lusignan, où elle passa entre les mains du capitaine de Poitiers, lequel, en automobile aussi, se dépêcha de l’aller confier au lieutenant de Châtellerault. Celui-ci, à motocyclette, l’emporta sans plus attendre à Ste-Maure. Le capitaine de Tours, au volant, y attendait la vieille pelle, il la reçut dans les formes qui convenaient, puis fila, pressé d’en faire la remise officielle à la brigade à cheval de Châteaurenault, qui gravement se déclara heureuse d’une telle aubaine.

Ce n’était pas plus difficile que cela, mais il fallait le trouver.

« La Grand’goule : les lettres, les arts, la tradition, les sites. »  Poitiers, 1931.< = »color: #808080; »>Illustration : La gendarmerie à cheval d’Hallencourt (Somme) vers 1930.

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6 réflexions au sujet de « La pelle »

    fanfan la rêveuse a dit:
    mars 7, 2016 à 8:01

    🙂

    Aimé par 1 personne

    jmcideas a dit:
    mars 7, 2016 à 9:38

    Le document qui vous revient surchargé, biffé, tamponné et refusé
    Il ne s’agit pas là, d’un objet, mais d’une ‘feuille de soins cliniques d’urgence’ …c’est donc un document qui fait foi à une demande de remboursement SS en X étapes:
    1ier refus: la feuille n’est pas biffée comme réglée
    2ième refus: Elle n’est pas signée du patient lui-même
    3ième refus: Elle n’est pas visée du médecin traitant habituel
    Etapes suivantes de refus:
    – Elle est insuffisante pour le complément mutualiste = il y manque le certificat de paiement à la clinique
    – Une codification de prestations leur est inconnue
    – L’ambulance de transport n’est pas agrée
    Et pour clore le dossier au plus vite: Le service mutualiste n’est pas joignable par tél

    Finalité: Il faut absolument dénigrer toute réponse si vous voulez éviter une dépression –qui vous renvoi à l’hôpital!

    Aimé par 1 personne

    Un petit blog avisé?? a dit:
    mars 8, 2016 à 7:43

    Pourquoi faire simple, quand on peut …… 😉
    Je connais la chanson « Quand un gendarme rit, tous les gendarmes rient dans la gendarmerie »
    Mais quand un gendarme pense, tous les … dans la … ça ne colle pas ! y a rien à faire !
    Oui bon d’accord… je sors >>>>>
    Bonne journée 😉

    Aimé par 2 people

    ermite-athee a dit:
    mars 14, 2016 à 12:11

    Déjà à cette époque , l’administration était donc d’une simplicité déconcertante !!!

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