Le gardien du sérail

Julius-Nisle

Il y a une station thermale en France, et non des moindres, sans aucun doute la plus importante qui, la saison venue, se peuple de visiteurs, malades ou non, venus là pour y faire une cure d’eau ou de plaisir.

De Paris, de Marseille et de Lyon, ces dames plus ou moins « enregistrées » accourent en très grand nombre, et donnent à ce séjour bienfaiteur un caractère plus attrayant encore.

Il y a donc un service de mœurs important, et à la tête de ce service, l’Administration a placé un grand blessé, mais celui-ci l’est d’une manière toute spéciale. C’est un gaillard solide et « costaud » que le guerre a porté, bien malgré lui, au-dessus des contingences humaines qu’il a pour mission de régenter.

Mais gageons que c’est par pure coïncidence, car l’Administration n’aurait jamais songé à utiliser, à dessein, pareille « inaptitude » !

« Comoedia. »  Paris, 1928.
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