L’anecdote des petits pois

madame-Aubernon

Je ne comptais pas la rabâcher, mais on m’a fait observer qu’elle est tout à fait inconnue de la jeunesse actuelle.

Au cours d’un dîner, Eugène Labiche interrompt Alexandre Dumas pour placer une observation. Mme Aubernon gentiment l’instruit de la règle de l’unité dans la conversation : chacun son tour. Elle oublie ensuite de demander à Labiche de développer son objection.

Le dîner se poursuit, après le dessert, on prend le café (on le prenait à table, afin de jouir plus longtemps des grands causeurs ). Mme Aubernon se rappelle soudain, s’excuse gracieusement, donne la parole à son voisin. Mais lui, avec une bonhomie narquoise :

Je voulais tout simplement, chère Madame, redemander des petits pois : ils sont excellents. 

Et il y eut un accès de fou rire, auquel s’associa la maîtresse de céans.

« La société française depuis cent ans. Quelques salons du Second Empire. Madame Aubernon et ses amis. »  Victor Du Bled. Paris, 1923.
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9 réflexions sur “L’anecdote des petits pois

  1. dans la famille de ma belle mère, si on voulait être resservi il fallait attendre qu’on le propose et surtout répondre SVP et pas merci sinon, on n’était pas resservi. cette réelle anecdote se passe en Autriche dans les années 50.

    Aimé par 3 people

  2. En s’associant à une discussion
    ~~Il est toujours bon de reporter à plus tard, aux interlocuteurs…ce qui vous a interloqué ! > vous êtes ainsi certain d’obtenir l’ acquiescement à votre contrariété !~~
    jmc

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