Naissance de Sherlock Holmes

Publié le Mis à jour le

Arthur-Conan-Doyle

Il y a bien longtemps, au printemps 1888, le médecin militaire anglais Arthur Conan Doyle, blessé à la jambe et dans l’obligation de prendre une retraite prématurée, s’installait à son compte.

Mais la clientèle n’affluant pas, il se mit à écrire des romans policiers pour augmenter ses maigres revenus. C’est ainsi que naquit le fameux détective Sherlock Holmes, dont les aventures ont été publiées dans toutes les langues. Conan Doyle n’était pas peu fier de sa réussite. Un jour, parlant à un haut fonctionnaire de Scotland Yard, il lui dit :

Sans ma blessure, je n’aurais jamais écrit et le plus grand détective du siècle n’aurait pas vu le jour. 
— Oh ! répondit l’autre, cela n’aurait pas fait baisser d’une unité la statistique de la  criminalité. Tandis que si moi, je m’étais improvisé médecin…
— Cela n’aurait pas diminué dans des proportions considérables la statistique de la mortalité, coupa Conan Doyle.

Et nos deux Anglais, comprenant l’humour, n’en restèrent pas moins bons amis.

« Ric et Rac : grand hebdomadaire pour tous. » Paris/Clermond-Ferrant, 1938.
Illustration : Sir Arthur Conan-Doyle, with his pipe, in around 1912. Photograph: E.O. Hoppe/E.O. Hopp /Corbis.

Publicités

10 réflexions au sujet de « Naissance de Sherlock Holmes »

    Gilles Labruyère a dit:
    juin 24, 2016 à 5:33

    Cela est de bon augure, Hervé !

    Aimé par 1 personne

    nuage1962 a dit:
    juin 24, 2016 à 5:50

    Cela montre bien que les choses désagréables peuvent ouvrir bien des portes …

    Aimé par 1 personne

    francefougere a dit:
    juin 24, 2016 à 6:42

    Et c’est presque ainsi que Margaret Mitchell écrivit son chef d’oeuvre : elle avait eu un accident,car elle était une journaliste très casse-cou, était alitée et avait lu tous les livres de la bibliothèque. Son mari lui apporta une rame de papier et lui dit d’en écrire un elle-même !

    J'aime

    Elisa a dit:
    juin 24, 2016 à 7:52

    Excellent ! Une anecdote so british…

    J'aime

    ermite-athee a dit:
    juin 24, 2016 à 10:46

    élémentaire mon cher Watson lol

    J'aime

    brindille33 a dit:
    juin 24, 2016 à 11:49

    Le dialogue m’a bien fait rire. Très très anglais. J’adore les romans de cet auteur. Il y a longtemps j’ai dévoré tous les livres réunis en une collection, les uns après les autres. Tous les tomes y sont passés. C’est le Chien de Baskerville que j’ai préféré, à cette époque.

    Aimé par 1 personne

      brindille33 a dit:
      juin 25, 2016 à 12:03

      Je viens de retrouver la couverture. Il s’agissait de dix volumes édités aux Éditions Laffont.

      J'aime

    fanfan la rêveuse a dit:
    juin 25, 2016 à 2:03

    C’est bien ce que je dis « en toute chose négative il y a du positif ! »
    Bon samedi après-midi Gavroche !
    🙂

    J'aime

    Anne de Louvain-la-Neuve a dit:
    juin 26, 2016 à 8:20

    C’était avant le Brexit…

    J'aime

    Convictions – Le ciel de Leyenda a dit:
    janvier 28, 2017 à 6:23

    […] quelques années, sir Conan Doyle avait abandonné la littérature d’imagination qui fit sa fortune, pour se consacrer exclusivement à la métaphysique et au […]

    J'aime

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s