Les facteurs sont discrets

 Walter-Fürstenau

Les facteurs lisent-ils les cartes postales qu’ils sont chargés de distribuer ? Une comédienne allemande le soutenait. Recevant de nombreuses cartes d’admirateurs. Elle se plaignait que celles-ci fussent lues à la poste et par son facteur

On aurait pu lui répondre que, si elle n’était pas contente, elle n’avait qu’à prier ses correspondants de lui envoyer des lettres bien closes. Le directeur des postes de Berlin préféra publier un véritable manifeste pour dire que les facteurs ne lisent jamais les cartes postales qu’ils doivent remettre. Il y a deux raisons pour cela. La première, c’est qu’ils n’ont pas le temps. La seconde, c’est que les cartes postales ne contiennent jamais rien d’intéressant.

Eh ! mais, pour affirmer ce second point, ne faut-il pas que le directeur lui-même ait lu quelques cartes. Les facteurs alors ne liraient pas, mais le directeur lirait. Voici qui trouble bien des esprits germaniques.

« Comoedia. »  Paris, 1927.
Illustration : Walter Fürstenau.

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