En autobus

autobus

L’autre jour, dans un autobus Pigalle-Halle-aux-Vins, monte un grand Monsieur, très droit, haut en couleur et décoré du macaron, un air de général en civil.

Par hasard, le soleil donnait, la température était printanière. Le Monsieur avait le sang à la tête. Il voulut baisser la vitre qui se trouve derrière le chauffeur. 

  Hé là, Monsieur, cria le conducteur, n’ouvrez pas cette glace.
— Pourquoi ?
— Parce que c’est défendu.
— Par qui ?
— Par le préfet de police.

Le voyageur esquissa un sourire très léger et se résigna philosophiquement à cuire.

C’était M. Hennion, préfet de police.

« Le Cri de Paris. »  Paris, 1914. 

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4 réflexions sur “En autobus

  1. Un autre fait -sans aucun interdit- est de descendre la vitre arrière de la voiture pour y ajouter un peu d’air frais , mais qui aura pour effet de soulever le chapeau de votre passagère>
    L’erreur est délicate si l’on apprend que ce superbe chapeau de miss, blanc ganté, est celui de
    > Avec stupéfaction: Celui de Mme de F….

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