Huitres

jean-francois-de-troy

Voici les mois en r et les délicieuses huîtres vont ravir les gourmets. En France nous prêterons déguster ce mets savoureux à l’état de nature ou à peine d’une goutte de citron qui (assurent les âmes sensibles) tue le mollusque avant son ingestion. Charité à la fois, généreuse et agréable (c’est si rare !…)

Les Américains, gens subtils, ont créé bien d’autres recettes. Les Yankees adorent les huîtres gratinées, sorties de leur coquille, séchées au four et rissolées avec un morceau de bacon. L’omelette aux huîtres est également très appréciée aux États-Unis. Dans les huîtres à la Niewburg on fait sauter au beurre en ajoutant un bon verre de sherry, après l’adjonction d’une liaison de jaunes d’oeufs et de crème double, on assaisonne au poivre de Cayenne et à la muscade. Les chaud-froid d’huîtres enfin mêlent les champignons, les truffes, la muscade à une sauce suprême.

Nous détenons cependant la timbale avec ces fameuses huîtres qui, assure-t-on, furent servies, crues, par le chevalier d’Orsay à ses invitées, au Grand Seize, chacune contenant une authentique perle fine. On avait prévenu les convives…

« La Femme de France. »  Paris, 1927.
Peinture de Jean-François de Troy.

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