Sur la Riviera

mars-illustration

Certains journaux ont raconté avec force détails la folle équipée advenue à deux péronnelles sur la Côte d’Azur, et leur imagination aidant, ils ont dépeint les bottines, les toilettes et le luxe effréné de ces demoiselles. La vérité est moins extraordinaire, en revanche, elle est infiniment plus drôle.

Les deux petites bonnes femmes étaient mises très simplement et dépensaient, sans avoir la manière, d’assez grosses sommes. C’est pour cette raison seule qu’elles furent inquiétées… Lorsque le commissaire les eut interrogées, l’une d’elles dit, en le prenant de haut :

—  Je ne sais de quoi vous vous mêlez, mon père est au ministère de l’Intérieur, voici son nom, vous n’avez qu’à téléphoner.

Le commissaire s’en fut, fort ennuyé, réfléchit vingt-quatre heures, et enfin téléphona. A ce moment seulement, il sut que le père de la jeune personne était bien au ministère de l’Intérieur, mais comme garçon de bureau ! Il sut en même temps qu’avec sa fille quelques économies avaient elles aussi  filé sur Nice.

Il faisait si froid à Paris.

« Le Strapontin. »  Paris, 1917.
Illustration : Mars.

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4 réflexions sur “Sur la Riviera

  1. Sur la Riviera, vous ne savez jamais à qui vous avez à faire
    Mon étonnement fut avec une Elégante, simplement vêtue -stop!
    D’un habit de marin, rayé de la tête aux pieds
    Il n’en fallut pas moins, pour lui soumettre une question:
    ………………?
    Elle logeait simplement la cap’taine d’un Yacht le plus luxueux de la marina !
    Il m’a suffit d’un café noir, pour accéder à bord d’un navire cousu d’or -des chandeliers jusqu’à la tête de lit- Sans équivoque, elle me dit être la préférée d’un ministère
    Sans gêne, j’acceptais être le commandant de son ministère !
    [récit partiel d’une entrevue…. Port Grimaud juillet/2009]

    Aimé par 1 personne

  2. Fort bien joué de la part de ces demoiselles qui, finalement, n’avaient aucunement menti, au moins pour l’une d’entre elle qui ne manque pas d’aplomb.
    Si l’histoire es amusante et put faire rire, je doute que le père ait rit tout autant et que la demoiselle a du s’entendre dire quelques vérités à son retour.

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