SACEM

chansonniers

La société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique est née d’un conflit entre un limonadier et des consommateurs.

Un soir d’été de l’année 1851, trois auteurs: Paul Henrion, Bourget et Parizot étaient assis à une table de concert des Champs-Elysées. Tous trois étaient les auteurs des chansonnettes que détaillaient, ce soir-là, les Dranem, Polin ou Yvette-Guilbert de l’époque. 

Au moment de régler leurs consommations, ils dirent au garçon de leur envoyer le patron.

Monsieur, dirent-ils, vous consommez nos chansons sans payer, permettez-nous d’en faire autant de vos consommations.

Le patron, stupéfait, se fâcha et nos auteurs furent obligés de payer, mais… de cette discussion, relatée dans les gazettes du temps, jaillit la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique.

En 1851, les chansonniers (paroliers et musiciens ne touchaient rien, et en 1911, ils ont, grâce à ces trois consommateurs avisés, encaissé près de quatre millions de francs. Je dis, à dessein, encaissé, car, à la « Petite Société », comme on l’appelle communément, les fonctionnaires, grands et petits, sont légions, et ce qui reste aux auteurs, proprement dit, n’est pas précisément la part du lion.

« Le Frou-Frou. »Paris, 1911.

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