Ivresse passagère ?

champagne

Louis-Philippe voyageant en Champagne, M. Moet lui donne l’hospitalité du couvert.

M. Moet était sourd. Il avait entendu tant de bouchons détonner ! Au dessert, il n’en porte pas moins le protocolaire toast d’usage.

Merci, répondit Louis-Philippe, mais votre vin était si bon que je redoute une petite pointe d’ivresse.

Alors M. d’Argoût, un des convives, ne voulant point perdre l’occasion de faire sa cour ripostait : 

— Oh ! Sire, il ne peut éclater ici qu’une ivresse, celle où votre présence si désirée plongerait vos sujets fidèles.

Et M. Moet, qui n’avait pas entendu ce qu’avait dit M. d’Argoût, reprenait tout aussitôt :

Oh ! pour cette ivresse que Votre Majesté ne craigne rien. C’est l’affaire d’un tout petit quart d’heure !

« Le XIXe siècle. »Paris, 1911.

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Une réflexion sur “Ivresse passagère ?

  1. ~~ ….sourd. Il avait entendu tant de bouchons détonner ! ~~
    De-là, à améliorer le débouchage du Champagne…par une astuce plus soft aux oreilles:
    > Un dévissage du bouchon intégrant un sifflet court = ♪(sol sol) A la claire (ré) fontaine, m’en….♪
    😀

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