Le cours des râteliers

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bourse-paris-(1850

Le siège de Sébastopol aura produit un résultat auquel, certes, on ne songeait guère. Le cours des râteliers postiches a fléchi de 50 p. 100 sur les places de Londres et de Paris.

Cette énorme baisse a pour cause l’abondance de la matière première, très offerte depuis que des spéculateurs anglais, à l’affût de toutes les affaires, ont eu l’ingénieuse idée d’envoyer sur le théâtre de la guerre des commis-voyageurs chargés de se livrer à la récolte des dents. Ce n’est point une fantaisie de petit journal, c’est un fait acquis à l’histoire. Nous ajouterons même, à titre de détail intime, que, soit amour-propre national, soit appréciation de connaisseurs, les agents ont, en général, donné la préférence aux dents anglaises, comme à des dents de première catégorie.

D’où il s’ensuit que tel Parisien, par exemple, réduit à recourir aux expédients de la prothèse dentaire, triture, à l’heure qu’il est, son beefsteak avec les molaires d’un Highlander ou d’un Coldstream.

« Le Carillon stéphanois. » Saint-Etienne, 1856.

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