Les lions de l’Institut

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camille-saintsaens

M. Saint-Saëns n’aurait jamais été de l’Institut de France si les lions qui en gardent l’entrée n’avaient été déplacés . Lui-même contait cette anecdote dans l’atelier du maître Frémiet.

Camille Saint-Saëns s’était présenté en 1878 au fauteuil de François Bazin. Certes, la valeur n’avait pas attendu pour lui le nombre des années, mais on le trouva décidément trop jeune, et on élut un de ses concurrents. Fureur du bouillant artiste, qui, en quittant le palais Mazarin avec un groupe d’amis venus pour connaître le résultat de l’élection, jure qu’il ne se présentera plus à l’Institut avant que les lions de la porte, qui se tournaient le dos, se regardent en face. C’était dire qu’il renonçait à jamais à l’habit vert.

Or, quelques mois plus tard, M. Saint-Saëns, passant devant le palais Mazarin, vit des ouvriers occupés à retourner sur leurs piédestaux les fameux lions. Il était pris au mot. Justement Napoléon Henri Reber venait de mourir. Il se présenta et fut élu au premier tour avec ovation.

« Revue musicale de Lyon. » Lyon, 1905.
Photo : Camille Saint-Saëns. Agence Rol, Paris, 1913.

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Une réflexion au sujet de « Les lions de l’Institut »

    Trigwen a dit:
    mai 6, 2017 à 2:39

    A croire que les lions, eux, l’avaient entendu et qu’ils voulaient que Saint-Saëns soit élu. Quant à Napoléon Henri Reber, sans doute voulait-il céder sa place ou peut être en avait-il assez de cette vie d’académicien.

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