La républicaine

Publié le Mis à jour le

 

george-sand

George Sand était républicaine. Lisez plutôt : 

« Si vous proclamez la République pendant mon absence, prenez tout ce qu’il y a chez moi, ne vous gênez pas. J’ai des terres, donnez-les à ceux qui n’en ont pas. J’ai un jardin, faites-y paître vos chevaux. J’ai une maison, faites-en un hospice pour vos blessés. J’ai du vin, buvez-le. J’ai du tabac, fumez-le. J’ai mes œuvres imprimées, bourrez-en vos fusils.

Il n’y a dans tout mon patrimoine que deux choses dont la perte me serait cruelle : le portrait de ma vieille grand’mère et six pieds carrés de gazon plantés de cyprès et de rosiers. C’est là qu’elle dort avec mon père. Je mets cette tombe et ce tableau sous la protection de la République, et je demande qu’à mon retour on m’accorde une indemnité, savoir : une pipe, une plume et de l’encre, moyennant quoi je gagnerai ma vie joyeusement et passerai le reste de mes jours à écrire ce que vous avez si bien fait. »

Ceci est tiré des Lettres d’un Voyageur. Paris, 1838.

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3 réflexions au sujet de « La républicaine »

    suzanne35blog a dit:
    mai 10, 2017 à 10:48

    une femme bien cette Georges Sand…

    Aimé par 1 personne

    francefougere a dit:
    mai 11, 2017 à 5:44

    Elle ne croyait pas un mot de ce qu’elle écrivait – et s’est montrée fort exigeante lors de son divorce! Pauvre mari, berné, trompé. Amicalement – france

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    Trigwen a dit:
    mai 13, 2017 à 2:33

    C’était en effet une républicaine convaincue et une femme qui, avant l’heure, prenait la défense des femmes. Elle était réputée dans son village pour sa bonté et dans sa région, le Berry, pour ses bonnes oeuvres (aides aux plus pauvres, éducation).
    Elle versait de l’argent collecté sur ses droits d’auteur aux paysans pour les soigner et leur verser un salaire pendant leur maladie, elle a ainsi fait vivre une centaine de pauvres pendant plusieurs décennies.
    Pour ce qui est de son mari, il était grossier, peu cultivé, buvait, se faisait brutal et injurieux et entretenait des relations avec les servantes. La séparation fut prononcée en faveur de George Sand et le tribunal avait reconnu et prouvés les injures graves, les sévices et des mauvais traitements.
    Son mari fut condamné à lui verser une rente de 3000 francs comme prévu dans le contrat de mariage;

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