La verrue de Bacon

Publié le Mis à jour le

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Voici ce que nous lisons dans la Sylva sylvarum, ouvrage peu connu et curieux.

« J’avais, dit Francis Bacon, une verrue au doigt dès l’âge le plus tendre. Me trouvant à Paris, à seize ans environ, il m’en vint aux deux mains plus de cent autres, dans l’espace d’un mois.

L’ambassadrice d’Angleterre, qui pourtant n’était pas superstitieuse, me dit un jour qu’elle se chargeait de me débarrasser de toutes ces verrues. En effet, elle se fit apporter un petit morceau de lard, recouvert de sa couenne, et frotta toutes mes verrues avec le gras, surtout celles que j’avais depuis mon enfance. Puis, ayant suspendu le morceau de lard à un clou en dehors d’une fenêtre de son appartement, à l’aspect du midi, elle le laissa dans cet endroit, où, se trouvant exposé aux rayons du soleil, il se putréfia.

Qu’arriva-t-il ? Dans l’espace de cinq semaines toutes mes verrues disparurent, même celles qui dataient de presque aussi loin que moi. »

Jules Janin. »Almanach de la littérature, du théâtre et des beaux-arts. » Paris, 1860.

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2 réflexions au sujet de « La verrue de Bacon »

    suzanne35blog a dit:
    mai 12, 2017 à 10:43

    les verrues sont très curieuses, elles arrivent et repartent parfois sans véritables raisons…

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    fanfan la rêveuse a dit:
    mai 13, 2017 à 1:35

    Un médecin m’avait expliqué que la venue des verrues était de l’ordre de la psychologique. Cette méthode afin de les éliminer fait bien pense à cela.

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