Premier Prix Goncourt

Publié le Mis à jour le

Nau-john-antoine

En 1903, lorsque l’Académie Goncourt donna son premier prix (c’était alors les temps naïfs…), ce fut Eugène Léon Édouard Torquet, dit John-Antoine Nau qui l’obtint pour son roman Force ennemie.

Les Goncourt se trompaient déjà. Nau était plus poète que romancier. Il écrivait plus tard à son fidèle ami Jean Royère, auteur de la préface des Lettres exotiques :

« Si j’avais eu ma vie matérielle bien assurée, je n’aurais jamais fait que des vers. Au fond, je n’ai jamais eu de réelle vocation que pour cela. Si j’ai fait du roman, ç’a été par basse avidité de pauvre très vorace et aussi pour le plaisir de me f… de mes contemporains… » 

Qu’on ne voie point là de cynisme. Le pauvre Nau était poète jusque dans le succès, qu’il fuyait plutôt que de l’exploiter. Quand il mourut, il était déjà presque oublié, sauf de Jean Royère et de quelques-uns. On sait d’ailleurs qu’il était redevenu très fervent catholique.

Paris, 1934.

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