Le langage de la mouche

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la « mouche » tente un retour offensif : depuis quelques semaines, la plupart des artistes qui « font » la mode ou qui la suivent jalousement, arborent ce nævus artificiel, à la scène et même à la ville, au coin de la lèvre, dans le sillon du sourire, ou à la commissure des paupières. 

La « mouche » qui était, au XVIIIe siècle, l’attribut le plus indispensable de la séduction féminine et qui avait, depuis bien longtemps, rejoint dans les oubliettes de la mode, les paniers, les perruques et tout l’attirail de l’élégance des contemporaines de Watteau. A ce propos, il est amusant de rappeler que le XVIIIe siècle, d’une galanterie si ingénieuse, avait créé le « langage des mouches ».

Selon la place où elle était posée sur le visage la mouche avait telle ou telle signification : au coin de l’oeil, elle était affectueuse. Au milieu du front, majestueuse. Dans la fossette du rire, enjouée. Au milieu de la joue, aimable. Sur les lèvres, coquette. Au-dessous de la lèvre inférieure, discrète.

Flossie. Paris, 1er janvier 1910.

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7 réflexions sur “Le langage de la mouche

  1. Je suis une mouche : Posée sur sa bouche/: Elle était nue / On aurait cru le paradis / Tant elle était jolie
    Je suis une mouche / Posée là sur sa bouche / Je n’avais d’yeux que pour elle / Mais elle voulait
    Que je me tire à tire d’ailes.
    Sur ses lèvres, moi, j’avais décidé / De ne plus jamais m’envoler : Sur ses lèvres, moi, j’avais décidé
    De ne plus jamais m’en aller .
    La mouche de Michel Polnareff.

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