Une bonne occasion de se taire

Publié le Mis à jour le

alexandre-Ier

Au début du règne de Nicolas Ier, plusieurs conspirateurs, parmi lesquels le poète Relieff, furent condamnés à être pendus. Le poète fut amené le premier au gibet.

Au moment où, après lui avoir passé le noeud coulant, le bourreau monta sur ses épaules pour le lancer dans l’espace, la corde, trop faible, cassa, et Relieff roula sur l’échafaud ensanglanté et meurtri.

On ne sait rien faire en Russie, dit-il en se relevant sans pâlir, pas même tisser une corde.  

Comme les accidents de ce genre avaient pour conséquence ordinaire la grâce du condamné, on envoya quelqu’un au Palais d’Hiver pour connaître la volonté du tsar.

 Qu’a-t-il dit ? demanda Nicolas.
— Sire, il a dit qu’on ne savait pas même tisser une corde en Russie.
— Eh bien, reprit Nicolas, qu’on lui prouve le contraire. 

Victor Fournel. « Dictionnaire encyclopédique. » Paris, 1872.

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4 réflexions au sujet de « Une bonne occasion de se taire »

    anne35blog a dit:
    mai 27, 2017 à 11:51

    encore un qui aurait mieux fait de se taire!

    Aimé par 2 people

    Roomanies a dit:
    mai 28, 2017 à 1:15

    🙂

    Aimé par 1 personne

    trigwen a dit:
    mai 30, 2017 à 2:32

    Quand on dit que le silence est d’or ! Cependant le tsar aurait pu respecter les usages et faire preuve de magnanimité.

    J'aime

    Maître Renard a dit:
    mai 30, 2017 à 8:29

    A reblogué ceci sur Maître Renard.

    J'aime

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