Tératologie

joueuse-orgue

Nous avons déjà pu constater, dans le Petit Journal, les incroyables cures de M. Xavier de Montépin. Dans la Joueuse d’Orgue nous avions brusquement aperçu le manchot Magloire tendre les bras à sa fille adoptive.

Aujourd’hui, dans le Journal (7 novembre), le même romancier nous révèle un cas de tératologie des plus intéressants. Nous lisons en effet dans les Deux Alices :

« Il y a urgence, en effet, et vous en jugerez tout à l’heure, répliqua l’ex-comédien en relevant la manche de la robe de chambre de Rose pour lui baiser la main un peu au-dessus du coude. »

N’est-ce pas le même Xavier qui écrivait aussi :

« Il lui prit la main. Horreur, elle était froide comme celle d’un serpent. » 

Et n’est-ce point toujours le même, ou son frère, toujours à propos de ces malheureuses mains qui semblent être l’épée de Damoclès des romanciers aussi bien que des peintres, qui nous racontait :

« D’une main il tenait sa lanterne, de l’autre un pistolet, et l’autre (la troisième main ?) était à sa ceinture. »

« Le Passe-temps médical. »  Lyon, 1898.

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3 réflexions sur “Tératologie

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