Surprise !

emilie-du-chatelet

Après la mort de la célèbre Emilie du Châtelet, son mari examinait en présence de Voltaire, le baguier qu’elle avait laissé.

Sa main s’arrêta sur une bague dont le chaton fixa plus particulièrement ses regards. Voltaire, qui prenait autant d’intérêt que lui à cet examen, devint alors lui-même plus attentif. La curiosité de celui-ci s’accroît. L’inquiétude de celui-là augmente. Un sentiment secret les anime tous deux : chacun se flatte à l’avance d’y retrouver son image, comme un présent qu’ils ont fait autrefois à cette femme si tendrement aimée et tant regrettée. L’un et l’autre se disputent obstinément cette dépouille si chère. Cependant, durant ce petit débat, le hasard fait que la bague s’ouvre sous leurs doigts.

Voltaire ne s’approche qu’en tremblant. Le portrait paraît enfin. C’est celui de son ami Saint-Lambert !

« La Diligence. » Paris, 1845.

Publicités

7 réflexions sur “Surprise !

  1. Bref, ces deux hypocrites se flattent d’être au coeur d’un bijou qu’ils ne reconnaissent pas….
    en offraient-ils donc à pleine paume, des bijoux aux dames qu’ils courtisaient, au point de ne pas les reconnaitre à la pierre ou à la monture ?
    moralité : non contents d’être des goujats, les voilà faits, refaits, et doublement cocus 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. A l’époque, il n’était pas spécialement « mal vu » qu’un mari puisse avoir une ou plusieurs maîtresses. Pour la femme, par contre, on ne semblait lui tolérer qu’un seul amant à la fois 🙂

      Aimé par 1 personne

    1. Extrait d’un article dans l’Express :

      « Emilie du Châtelet meurt le 10 septembre 1749 à Lunéville. Elle décède d’une infection, cinq jours après avoir accouché d’une petite fille. Depuis 1748, se sentant délaissée par Voltaire, qui courtisait sa propre nièce, Mme Denis, la marquise avait fini par s’énamourer de Jean-François de Saint-Lambert. Un beau militaire, philosophe de surcroît, qui lui a donc donné ce bébé. Sur son lit de mort, la scientifique est entourée de Voltaire, de Saint-Lambert et de son mari, revenu pour l’accouchement. « J’ai perdu la moitié de moi-même, écrira, effondré, Voltaire après la disparition de Mme du Châtelet. Une amie de vingt ans que j’avais vue naître ». »

      Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s