Le truc du charlatan

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Un certain Attrapeccini, charlatan des Abbruzzes, exerçait vers 1720, son commerce délictueux dans une petite ville des Flandres.

Après avoir vendu des remèdes aux vivants crédules, Attrapeccini déclara publiquement qu’il pouvait faire sortir les morts de leur tombeau. Et il donna rendez-vous pour la quinzaine à la population.

« Mettez des gardes autour de moi, disait-il, surveillez-moi, et, si les morts ne répondent pas à mon appel, je veux être châtié. »

Tant d’assurance frappa vivement la foule. Avant le terme choisi pour l’expérience, des magistrats, des négociants, des rentiers écrivirent à l’illustre docteur de vouloir bien renoncer à son expérience parce qu’ils n’avaient pas souci de voir reparaître qui la femme acariâtre, qui l’homme dont il avait hérité.

A ces prières, les gens avaient joint des sommes d’argent, si bien que le charlatan, avant l’expiration de la quinzaine, s’esquiva les poches pleines.

« Le Pêle-mêle. » Paris, 1916.
Peinture : Karel Dujardin.

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