Gais moucherons d’un soir d’été

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Le romantique Friedrich Schlegel reproche à Molière d’avoir fondé ses ouvrages sur la froide imitation de la vie réelle. Il ajoute un peu plus loin :

« Marivaux est dans mon opinion très supérieur aux auteurs qui se bornent à une stricte imitation de la vie. »

Voilà donc, par décision de M. Schlegel, Molière très inférieur à Marivaux ! Après cela, on ne doit pas être surpris de voir le même M. Schlegel définir ainsi le vaudeville :

« Les vaudevilles sont comme les moucherons qui bourdonnent dans une soirée d’été : quelquefois ils piquent, mais toujours ils voltigent gaiement tant que le soleil de l’occasion luit pour eux. »

C’est bien là le goût d’un homme qui met Molière au-dessous de Marivaux. 

« La Revue théâtrale. » Paris, 1833.
Illustration : Bayard presse.

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2 réflexions au sujet de « Gais moucherons d’un soir d’été »

    Trigwen a dit:
    juillet 14, 2017 à 1:23

    Et ce Friedrich Schlegel qu’a-t-il laissé d’impérissable pour pouvoir juger Molière ?

    Aimé par 1 personne

    jmcideas a dit:
    juillet 15, 2017 à 9:47

    Voilà bien, mon erreur, à m’inspirer des faits de la vie
    > Mais que chercher ailleurs ?
    Si ce n’est, peut-être, la virtualité d’ un monde meilleur ?

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