Un précurseur 

Publié le Mis à jour le

 

montaigne

Plusieurs branches de la Publicité sont modernes dans leurs applications, mais non dans leur principe. Voici, par exemple, un curieux passage des Essais qui montre que, dès le XVe siècle, le père Montaigne songeait à créer des officines qui auraient joué le rôle de nos agences de placement et des petites annonces  de nos journaux.

Feu mon père, m’a dict aultrefois qu’il avoit désiré mettre en train qu’il y eut ez villes certain lieu designé, auquel ceulx qui auraient besoing de quelque chose se peussent rendre et faire enregistrer leur affaire à un officier estably pour cet effect, comme : « Je cherche à vendre des perles »; tel s’enquiert d’un « serviteur »; tel d’un « maistre »; tel demande un « ouvrier ». Et me semble que ce moyen de nous entr’advertir apporteroit non legière commodité au commerce public; car à touts coups il y a des conditions qui s’entrecherchent, et, pour ne s’ entr’entendre, laissent les hommes en extrême nécessité.

Peut-on exposer plus clairement les avantages de cette forme spéciale de publicité ? 

« La Revue limousine. » 1er juin 1929.

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Une réflexion au sujet de « Un précurseur  »

    Trigwen a dit:
    août 4, 2017 à 7:28

    Comme quoi nous n’avons rien inventé mais juste modernisé !

    Aimé par 2 people

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