Les pipes d’Augier 

Publié le Mis à jour le

emile-augierLa Comédie-Française reprend le Fils de Giboyer, une des œuvres les plus fortes du répertoire. A la matinée à bénéfice qui fut donnée hier, un de nos plus érudits auteurs dramatiques nous racontait l’anecdote suivante : 

Lorsqu’il écrivit cette comédie, Emile Augier, avant de se mettre au travail, chargeait douze pipes qu’il achevait en un clin d’œil. Avant de fumer la dernière, sa langue était à vif et il était obligé de se la graisser avec du beurre qu’il avait toujours dans un petit pot près de lui. 

Il paraît ajouta notre anecdotier que, plus tard, privé de tabac, de par la Faculté (médecine), il se surprit à suivre sur le boulevard un monsieur fumant un bon cigare, comme on suit une jolie femme, fruit défendu...

 « L’Humanité. » Paris/Saint-Denis, 1905.

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2 réflexions au sujet de « Les pipes d’Augier  »

    francefougere a dit:
    septembre 29, 2017 à 7:28

    Anecdote charmante ! quand on pense qu’il est oublié de nos jours … amicalement – france 🙂

    Aimé par 1 personne

    karouge a dit:
    septembre 30, 2017 à 11:16

    « un monsieur fumant un bon cigare, comme on suit une jolie femme, fruit défendu… »
    En fait, quand on suit une jolie femme, c’est pour le pétard (fruit défendu)( un terme d’argot pour désigner les fesses 😉

    Aimé par 1 personne

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