Edouard le magnifique

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edouard-VIIJe ne puis m’empêcher d’admirer le soin respectueux avec lequel les journaux anglais s’empressent d’enregistrer toutes les excentricités du prince de Galles.

Un jour, l’héritier du Royaume-Uni se fait recevoir membre du « compagnonnage des garçons chapeliers ». Son Altesse reçoit un diplôme qui lui donne le droit de fabriquer des castors, des gibus et des casquettes. Les feuilles de Londres annoncent l’événement à l’univers entier, et trouvent l’idée adorable. 

Une autre fois, Monseigneur fait une visite à la caserne des pompiers de sa future capitale, et, pour s’en retourner, l’envie lui prend de faire atteler un des engins qu’il trouve dans la cour. De sorte que le promeneur matinal du Strand peut jouir du spectacle grandiose d’un prince de Galles rentrant chez lui à cheval, sur une pompe à incendies. 

Les feuilles de Londres saisissent leurs trompettes de plus belle, et déclarent l’imagination sublime.

« Le Passe-temps. » Caen, 1864.

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