Ciel ! mon mari !

Publié le Mis à jour le

aneDans une réunion de spirites se trouvait dernièrement une pauvre femme fort disposée à croire aux révélations des esprits.

Elle pria un médium de demander à l’esprit qu’il évoquait ce qu’était devenue l’âme de son mari, mort depuis deux ans. Le médium fit l’évocation et lui répondit que « l’âme de son mari était passée dans le corps d’un âne. » Fort émue de cette révélation, la pauvre femme quitta la réunion et partit pour son domicile, situé dans le quartier Perrache.

Dans la rue Sainte-Hélène, elle rencontre un âne attelé à une petite voilure, elle s’arrête et contemple avec émotion maître Aliboron : « Si c’était mon mari ! se dit-elle. » Au même instant l’âne fait un léger mouvement de tête. « Il me reconnaît ! s’écrie-t-elle. C’est lui ! c’est mon pauvre homme ! » Elle s’approche et l’âne fait entendre un joyeux braiment.

Tous les doutes disparaissent à ce braiment, auquel la pauvre femme trouve un son harmonieux et dans lequel elle croit reconnaître le timbre de la voix de son mari. Alors elle se précipite, saisit la tête de l’âne et la couvre de baisers.

La foule, promptement réunie par cette bruyante reconnaissance, applaudissait des deux mains, lorsque intervint le propriétaire de l’animal. Alors les quiproquos se succèdent. Le propriétaire parle de son âne et la femme de son mari. Le premier parvient cependant à saisir la vérité au milieu de ces exclamations diverses. « Combien, demande-t-il, y a-t-il de temps que vous avez perdu votre mari ?

 Deux ans répond la veuve.
— Alors, mon âne n’est pas votre mari. Il y a cinq ans que je l’ai acheté à Charabara. Cherchez ailleurs, ma pauvre femme.

Et, allongeant un coup de fouet à maître Aliboron, il disparaît et met fin à la scène qui, pour les spectateurs, valait un des meilleurs vaudevilles du Palais-Royal.

L’anecdote est-elle authentique ? La pauvre femme qui en a été l’héroïne a-t-elle-été victime d’un facétieux médium ? car on peut être médium et aimerà rire. Nous ne pouvons rien affirmer, mais se non è vero è bene trovato.

« La Vérité : journal du spiritisme. » Lyon, 1863.

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3 réflexions au sujet de « Ciel ! mon mari ! »

    marie a dit:
    décembre 17, 2017 à 9:22

    Pauvre femme!!! bonne soirée amitiés MTH

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    juliette a dit:
    décembre 18, 2017 à 9:04

    e perchè la conclusione è scritta in italiano ?  » se non è vero è bene trovato. » , maestro Gavroche ?

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    jmcideas a dit:
    décembre 20, 2017 à 11:45

    Ce mari surprends sa dame au lit, auprès de son amant
    > Qui est celui-ci ! ? fit-il
    Et la dame de se retourner et demander
    > Oui, comment t’appelles-tu, au fait? -C’est quand même mon mari-
    Il a le droit de savoir!
    😀

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