Danse macabre

Publié le

amy-duarte

Un Hongrois, nommé Szalay, que la Cour d’assises d’Ohio a condamné à mort, a demandé avant d’être exécuté de danser encore un csardas aux sons d’un orchestre hongrois.

On a acquiescé à sa demande et on a fait venir dans la cour de la prison de Columbus, le chef d’orchestre, M. Serly, avec sa troupe, qui se trouvait par hasard en tournée. Szalay dansa quelques tours de csardas, puis la danse des volontaires hussards, très populaire parmi les militaires hongrois, et puis fondit en larmes. C’est la première fois qu’on l’a vu pleurer depuis son arrestation.

Le lendemain, il fut pendu haut et court.

« Le Progrès de la Côte d’Or. » 1907.
Illustration : Amy Duarte.

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6 réflexions au sujet de « Danse macabre »

    anne35blog a dit:
    février 2, 2018 à 7:07

    Un dernier moment de bonheur….

    Aimé par 1 personne

    francefougere a dit:
    février 2, 2018 à 8:18

    Oh !!! je pensais qu’il serait grâcié

    Aimé par 1 personne

    malauxtruches a dit:
    février 2, 2018 à 10:06

    « On a vu des gens qui, le couteau dans la gorge, espéraient encore, fuyaient, suppliaient. Mais ici ce dernier reste d’espoir qui rend la mort dix fois plus douce, on vous le supprime radicalement ; ici il y a une sentence, et la certitude que vous n’y échapperez pas constitue à elle seule un supplice tel qu’il n’en est pas de plus affreux au monde. Placez un soldat devant la bouche d’un canon dans une bataille, et tirez sur lui, il espèrera encore, mais lisez à ce même soldat son arrêt de mort, il deviendra fou ou se mettra à pleurer. »

    Aimé par 1 personne

    malauxtruches a dit:
    février 2, 2018 à 10:16

     » il y aurait lieu d’imaginer par contre une joie et une force de souveraineté individuelle, une liberté du vouloir, où l’esprit abandonnerait toute foi, tout désir de certitude, exercé comme il l’est à se tenir sur les cordes légères de toutes les possibilités, à danser même au bord de l’abîme. Un tel esprit serait l’esprit libre par excellence. »

    Aimé par 1 personne

    fanfan la rêveuse a dit:
    février 5, 2018 à 7:26

    Quel courage, danser face à la mort !

    Aimé par 1 personne

    jmcideas a dit:
    février 7, 2018 à 7:01

    En cour d’assise:>
    – Vous n’aviez aucune pitié? de voir ces demoiselles nues, danser
    Le prévenu
    – Ah, non qui dit le sauvage
    « Comme ça,, prêtes à manger! »
    ;D

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