Une république des mendiants

Publié le Mis à jour le

fragonardIl est à Budapest une maison habitée uniquement par des mendiants. Le propriétaire ne s’en plaint pas, paraît-il, car les loyers lui sont toujours régulièrement payés.

Les mendiants de Budapest forment, en effet, une sorte de confrérie dont les membres font preuve de la plus grande solidarité. Ceux qui se trouvent, si l’on peut dire, dans une surmisère, ne sont jamais abandonnés par leurs camarades plus heureux.

Seule, la concierge de la « maison des mendiants » voit arriver chaque terme avec effroi. Il lui faut, en effet, en porter le montant au propriétaire dans un sac énorme, car ses locataires s’acquittent tous en pièces de deux fillers (ancienne monnaie hongroise), qui ne valent que quelques centimes français mais pèsent fort lourd.

« Le Petit journal. » 1935.
Peinture de Jean-Honoré Fragonard.

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4 réflexions au sujet de « Une république des mendiants »

    telavivcat a dit:
    mars 25, 2018 à 5:38

    A reblogué ceci sur michmich32.

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    iotop a dit:
    mars 25, 2018 à 7:07

    Bon jour,
    Et si les SDF s’aidaient entre eux ? (Est-ce le cas) ?
    Max-Louis

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    jmcideas a dit:
    mars 27, 2018 à 12:10

    Mendiant ce n’est plus une profession
    Celle de ceux aux marches de l’église, ou dans le métro, ou ailleurs
    -Finie, l’aumône devenue si peu lucrative aujourd’hui et largement concurrencée par les Rom

    C’est un statut
    Celui des économiquement faibles, auxquels l’état apporte un minimum d’aides diverses et variées
    -au logement, au chauffage, à la nourriture, à Noël, etc… sous forme d’allocations ponctuelles
    Quelques Euros, alloués deci-delà, leur permettent de survivre
    Il est ainsi clairement admis qu’il puisse exister une frange de la population, en dessous du seuil de pauvreté
    Par bonheur, les riches n’auraient donc plus le besoin de se soucier d’eux!

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    Libre jugement a dit:
    avril 6, 2018 à 11:24

    Celles et ceux qui connurent les « fortifs », les bidonvilles, « Nanterre » entre autres, pensaient ne plus voir ses habitations de fortunes, faites d’éléments trouvées, ou cohabitent des pauvres hères.

    Si pour certains cette situation est voulue (peu en vérité) pour la grande majorité ce sont les coûts de la location des logements qui en font le handicap. L’abbé Pierre revient quémander un toit pour chacun des pauvres victime du capitalisme …

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