Minette et l’amour 

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chatteMalgré le mystère dont les chats aiment à entourer leurs amours, pour lesquels ils cherchent la solitude et la nuit, on sait que pour eux les désirs amoureux ne sont pas l’appel d’un plaisir facile, mais un tourment et qu’il a le sens anticipé des douleurs qui vont l’accompagner.

De là, un moment contradictoire, qui semble diabolique et  démoniaque, de fureur dans l’amour de volupté douloureuse et sauvage, et d’autant plus avidement reçue. 

La chatte trouve dans les désirs des mâles, dit Mme Michelet, un moment de souveraineté. Il se forme autour d’elle, parfois, une véritable cour d’amour. Quand les soupirants viennent la solliciter, elle observe les rivaux afin de  se déterminer dans son choix. Dans l’amour, elle est plus intéressante que le mâle, qui est amoureux par crises sauvages qui le laissent anéanti et morne. La chatte, après l’acte génésique, acquiert une nouvelle grâce. Elle est toujours enfant, joue parfois, pendant la grossesse, avec une certaine frénésie nerveuse. 

Le mâle, à aucun moment, n’a la joliesse adorable de la femelle allaitant ses petits. Tout est douleur, dans l’amour, pour la chatte : douleur par excès de désir avant, par excès de souffrance pendant, douleur de l’enfantement après… Et cependant, elle se laissera toujours enjôler par ce séduisant petit tigre en miniature… 

« Mon Paris. » Paris, 1937.

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2 réflexions au sujet de « Minette et l’amour  »

    barbarasoleil a dit:
    septembre 13, 2018 à 7:54

    J’aime bien revoir le mot « joliesse »..
    Merci..

    J'aime

    karouge a dit:
    septembre 13, 2018 à 8:43

    Madame Michelet a tout à fait raison. J’ai 13 chats -très petits et mi- adultes- à la maison (qui dorment et sont nourris dehors). Ce sont mes geôliers mais c’est nous qui leur servons la soupe. Tous ont un nom (Leo, Grisette, Patoune, Patachon, Patapouf, Pirouette etc). Au temps des amours, quelques rixes de rivaux extérieurs avec les deux femelles, qui ne sont pas stérilisées (trop cher pour nous, environ 120E/chat, et durée de vie -la route- très limitée).
    Il n’empêche que leur comportement, au-delà de l’anecdote, est très intéressant. Surtout quand ils grimpent aux arbres (de gros et vieils arbres), et que moi, perché en haut, je leur fais « cui-cui » et saute soudain dans l’air, accroché à mon parapluie, atterrissant à chaque fois sur mes quatre pattes!

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