Mœurs chinoises

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chinoisQuand un enfant est âgé de quatre semaines, on lui rase la tête et on lui donne son premier nom.

Ce nom n’est à la vérité qu’un numéro d’ordre : a yan, numéro un; a sans, numéro deux; aluk, numéro trois. A six ans, on lui donne un second nom, représentatif d’une qualité : Ecriture élégante, Encre parfaite, ou plus général : Mérite naissant, Olive qui va mûrir.

A son mariage, le Chinois reçoit un troisième nom, un quatrième s’il devient fonctionnaire, un cinquième s’il se fait commerçant, et en fin un sixième… à sa mort !

Les femmes n’ont pas droit à autant de noms. Jeunes filles, elles se nomment : Petite sœur, Pierre précieuse. Devenues femmes : Fleur de jasmin, Lune argentée, parfum suave.

Ces noms, dont on ne saurait nier la grâce, sont d’ailleurs la seule galanterie des Chinois envers le sexe féminin. Quand il leur naît une fille, ils annoncent à leurs amis qu’il leur est tombé une tuile.

« Nos lectures. » Paris, 1908.

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Une réflexion au sujet de « Mœurs chinoises »

    lesbellessources a dit:
    septembre 22, 2018 à 10:38

    Les prénoms des femmes sont si poétiques qu’il n’est nul besoin d’en changer. Beauté, constance, et éternité, les prénoms cités en sont le doux reflet.

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