Végétarisme

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Frans SnydersIl y a à New York un cubain, nommé Eusébio Santos, qui a réussi, paraît-il, à gagner de nombreux adeptes à sa doctrine, d’après laquelle l’homme peut et doit vivre exclusivement d’herbe comme les ruminants. Cet original est, on peut le dire, un fameux lapin. Il ne se nourrit donc que d’herbes et de chardons.

On voit souvent dans les parcs publics, Santos accompagné de quelque disciple (asinus asinum fricat) couper du gazon pour se régaler.

Le brave homme a l’air tout étonné quand on lui parle de la cherté de la vie. Pour lui, tout est pour le mieux, plus habile que le cuisinier d’Harpagon, il a trouvé le moyen de faire bonne chère avec peu d’argent et fait, à peu de frais, son petit Lucullus.

Prochainement, il va convier tous ses disciples à un banquet-monstre : le repas aura lieu dans une vaste prairie au bord d’une paisible rivière. De quoi boire et manger à volonté !

En attendant, Eusébio Santos est fort occupé à remplir son grenier. Il rentre du fourrage pour son hiver.

O fortunatos nimium !…

« Nos lectures. » Paris, 1908.
Peinture : Frans Snyders.

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Une réflexion au sujet de « Végétarisme »

    Ermite Athee a dit:
    octobre 20, 2018 à 2:36

    Mheuuuu non ? !

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