Quelques faits

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Une tornade bien élevée 

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A Hardin (Illinois), une tornade d’une violence extrême passe sur une largeur de six à sept cents mètres.

Un homme est tué et une soixantaine de personnes sont blessées. Edouard Gresham, qui était au lit, malade de l’appendicite, fut enlevé dans son lit pendant que sa maison s’effondrait, et transporté à cent mètres de là, sans une égratignure. 

Nous ne saurions trop conseiller aux typhons, tempêtes et autres cyclones de suivre cet exemple de bonne éducation. 

« L’Aventure. » Paris, 23 juin 1927.
Illustration : extrait tableau de Yaroslav Gerzhedovich.

Le tour du monde 

gi20-210Vers le 15 avril, le vapeur américain Levisa rencontrait à 60 kilomètres des caps de Virginie une embarcation curieuse.

Elle était montée par un Grec, Dimitrios Sigelaakis, qui essayait de faire un voyage autour du monde. Son compagnon de bord est un chien. Sigelaakis déclare qu’il le préfère à un homme et surtout à une femme. Cependant les parois de sa cabine sont tapissées avec les portraits d’actrices de cinéma ou de sportives connues. 

Il a quitté la Floride depuis quelques semaines. Les bateaux de la police des côtes se sont mis à sa recherche, et jusqu’à aujourd’hui, ne l’ont pas rencontré. 

« L’Aventure. » Paris, 14 juillet 1927.
Peinture de Winslow Homer.

Le retour du bateau fantôme 

navire

Un remorqueur appartenant à la flottille des gardes-côtes vient de ramener à New-York le schooner Eleanor-Taylor

Comme ce petit bâtiment se rendait de Boston à Charleston, le capitaine atteint d’une pleurésie, vint à mourir. Or, personne à bord n’était capable de faire le point ni de piloter le navire qui, huit jours durant, partit à la dérive. L’équipage, fort superstitieux, s’imagina alors que le schooner, portant un cadavre, était voué à une perdition certaine. Les matelots auraient bien jeté le corps à la mer, mais ils craignaient d’être accusés d’assassinat au retour. 

Par un phénomène d’autosuggestion, fréquent en pareil cas, les malheureux matelots crurent fermement entendre, la nuit, un bruit de pas sur le pont et se persuadèrent, naturellement, qu’il s’agissait du fantôme de leur capitaine. Nul d’entre-eux pourtant n’osa pénétrer dans la chambre où reposait le cadavre, pour voir s’il était encore là. Pis encore, ils se prirent de méfiance les uns pour les autres et s’épièrent sournoisement, tout en n’osant plus se quitter. Finalement, ils voulurent mettre à la mer, pour s’enfuir, les canots de sauvetage et le maître d’équipage eut grand’peine à les en empêcher. 

Quand enfin, leurs signaux de détresse eurent attiré l’attention des gardes-côtes et qu’un remorqueur vint accoster le schooner, tous voulurent prendre place et l’on dut leur enjoindre de demeurer à leurs postes respectifs.

Le retour de l’Eleanor-Taytor, à New-York, met heureusement fin à la légende qui commençait à se créer de l’existence d’un nouveau bateau fantôme à la dérive sur l’Atlantique

« L’Aventure. » Paris, 14 juillet 1927.

2 réflexions au sujet de « Quelques faits »

    francefougere a dit:
    août 4, 2019 à 7:03

    Bonjour Gavroche, et le chien ?
    Un navigateur solitaire est récemment parti et revenu avec une poule.
    amitiés 🙂

    Aimé par 1 personne

      Gavroche a répondu:
      septembre 5, 2019 à 7:41

      Le sympathique Guirec Soudée : un marin exceptionnel !
      Bonne soirée France 🙂

      J'aime

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