Le marathonien qui mit 54 ans à finir sa course

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Shizo-Kanakuri
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Il s’appelait Shizo Kanakuri, et normalement, on aurait dû le trouver. Le bonhomme n’était certes ni très grand (1,70 m) ni très gros (64 kg), mais tout de même, un Japonais à Stockholm, cela se remarque ! Surtout en 1912…

Pour arriver là, Kanakuri avait effectué un voyage long de dix-huit jours, par la mer d’abord, puis par le train transsibérien, avant d’arriver exténué dans la capitale suédoise. Il lui avait fallu cinq jours de récupération pour être capable de s’aligner au départ du marathon olympique, but de son périple. Visiblement, cinq jours ne suffisaient pas.

Le marathon des Jeux de Stockholm fut, il est vrai, l’un des pires de l’Histoire. Disputé sous une chaleur accablante, il mit sur le flanc la moitié de ses participants. Trente-deux abandons au total, et même un drame. Le Portugais Francisco Lazaro s’effondra sur la fin du parcours, victime d’une insolation et d’un problème cardiaque. Immédiatement conduit à l’hôpital, il y succomba le lendemain, devenant le premier mort des Jeux olympiques. Il avait 21 ans. Le même âge, à peu de choses près, que Kanakuri, né le 20 août 1891 au Japon.

Lui n’était pas décédé. Du moins l’espérait-on. Car, à l’issue de la course, nulle trace de lui. Il avait pris le départ, c’était certain, tout comme il était établi qu’il n’avait pas terminé. Mais il ne figurait pas non plus parmi les coureurs ayant abandonné, que les organisateurs avaient ramassés sur le parcours.

Les efforts de la police, mise sur l’affaire, furent tout aussi vains. Et Kanakuri devint rapidement en Suède « le Japonais qui a disparu », une sorte de légende urbaine à la sauce suédoise. Les rumeurs se multiplièrent. Certains l’auraient vu tituber dans Stockholm, cherchant désespérément l’entrée du stade olympique. D’autres, boire un verre en compagnie de deux troublantes beautés locales… Aucune piste ne tenait la route. Et puis, peu à peu, on l’oublia.

Shizo-Kanakuri

Personne en Suède ne remarqua que Shizo Kanakuri participa aux marathons olympiques d’Anvers en 1920 (il s’y classa 16e) et de Paris en 1924. Ou plutôt, personne ne fit le rapprochement avec le « disparu » de Stockholm, huit et douze ans plus tôt… En 1952, à l’occasion du 50e anniversaire des Jeux, un journal suédois décida de repartir à sa recherche. Le reporter retrouva Kanakuri dans la ville de Tamana qui l’avait vu naître, et dans laquelle il s’éteindrait en 1984, à l’âge de 93 ans. Il y était professeur de géographie et accepta pour la première fois de raconter son histoire.

Au trentième kilomètre environ de ce marathon dantesque, Kanakuri s’était écroulé dans le jardin d’une maison suédoise. Ses occupants, compatissants, lui avaient proposé un verre d’eau et même un lit pour se reposer. Le Japonais s’y s’était si bien senti qu’il s’était endormi jusqu’au lendemain matin. Ses hôtes lui avaient ensuite donné des vêtements et l’avaient mis dans un train à destination de Stockholm…

De honte de n’avoir pas terminé sa course, de peur d’avoir à s’expliquer, il s’était immédiatement embarqué sur un navire en partance pour le Japon, dans la plus grande discrétion…En 1967, Shizo Kanakuri revint à Stockholm à l’occasion de l’inauguration d’un grand magasin. Invité, à l’âge de 76 ans, il put enfin se racheter. Conduit au stade olympique, devant un public aux anges, « le Japonais qui a disparu » trottina toute une ligne droite et franchit enfin la ligne d’arrivée. Sa performance sur le marathon s’établit alors à 54 ans, 8 mois, 6 jours, 32 minutes, 20 secondes et 3 dixièmes ! La pire de l’histoire olympique. Et sans aucun doute pour toujours.

Extrait de « PETITES HISTOIRES DU 100 METRES ET AUTRES DISCIPLINES. »  Etienne Bonamy et Gérard Schaller, Hugo&Cie.
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La poule au pot d’Henri IV

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Parti d’une querelle avec le duc de Savoie, le mythe de la poule au pot d’Henri IV est resté gravé dans la mémoire collective française. Mais qui sait à quoi celui-ci correspond ? Car si on se doute bien que les Français n’ont jamais tous mangé ce plat en parfaite communion, il n’en demeure pas moins un symbole fort de l’orientation que voulait donner Henri de Navarre à la France.

Protestant à l’origine, ce natif de Pau apporte la paix au royaume quand il abjure sa religion afin de pouvoir être sacré en 1593. Le pays sort alors de plusieurs décennies de guerres religieuses. Tous les secteurs sont à reconstruire.

Conscient que le problème le plus urgent concerne l’alimentation et l’agriculture, le roi commande à l’agronome Olivier de Serres une œuvre désormais célèbre : Le théâtre d’agriculture et mesnage des champs. Henri IV approuve ses idées et il demande à son ministre Sully de les faire appliquer.

Celui-ci adopte alors une formule également fameuse : « Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France ». On perçoit donc une vraie volonté de remise en marche du secteur agricole, mis à mal par 40 ans de guerre. Assassiné par Ravaillac il y a tout juste 400 ans, Henri IV le pacificateur reste l’une des figures les plus populaires de l’Histoire.

La légende de la poule au pot ne voit le jour qu’un demi siècle après la mort du roi de France et de Navarre. Elle est relatée par Hardouin de Perefixe, précepteur du futur Louis XIV. Durant une légère dispute avec le duc de Savoie, Henri IV aurait eu cette formule pleine de compassion pour son peuple : « Si Dieu me donne encore de la vie je ferai qu’il n’y aura point de laboureur en mon Royaume qui n’ait moyen d’avoir une poule dans son pot ».

Pour les historiens, rien n’atteste la réalité de ce propos. Il n’est également pas à prendre au pied de la lettre. Il faudra attendre le XXe siècle et les progrès de l’élevage pour fournir à une majorité de nos concitoyens un si facile accès à la volaille. Par cette anecdote, le précepteur du Roi Soleil suggère à son élève de bien traiter son peuple et en particulier les plus aisés de ses paysans.

Le succès de cette formule politique avant l’heure ne se démentira plus. À l’aube de la Révolution française, on chante : 

« Enfin la poule au pot va être mise. On peut du moins le présumer. Car, depuis deux cent ans qu’elle nous est promise. On n’a cessé de la plumer ».

Louis XVIII, soucieux de redorer le blason de la royauté, l’exploite au XIXe en innovant puisque c’est dorénavant tous les dimanches que le bon Roi Henri aurait promis le gallinacé sur la table des Français. Une image d’Épinal…

On prête, à Henri de Navarre, d’autres anecdotes alimentaires et une réputation de bon vivant débutée dès le berceau. Son père aurait frotté les lèvres du nouveau-né avec une gousse d’ail et du vin de Jurançon, lors de sa naissance au château de Pau. Là encore, on le sait de source sûre. Un certain Hardouin de Perefixe.

http://agriculture.gouv.fr

Le chêne Jupiter

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Le chêne Jupiter, qui daterait de la guerre de Cent Ans, est un des plus vieux arbres de France et d’Europe. Desséché, il domine pourtant encore de sa haute stature les autres feuillus.

Jupiter est le plus gros chêne de Fontainebleau, et sans doute le plus vieux. Il est situé près de la route de la Tillaie, entre le carrefour du Grand-Duc (sur la D 409) et la route du Château. Il fut remarqué vers 1858 et baptisé « Bouquet du prince impérial » en l’honneur du fils de Napoléon III. Après la chute de l’empereur, il reçut le nom du dieu des dieux romains. Il serait âgé de 600 ans.

On sait qu’une grande vente (coupe d’une partie de la forêt pour vendre le bois) eut lieu à cet endroit vers 1372: il aurait donc germé peu après, pendant la guerre de Cent Ans. Sa hauteur est d’environ 30 m. Sa circonférence à 1,30 m du sol est de 6,30 m.

Depuis trente ans, attaqué par des insectes, le tronc a commencé à pourrir. Pourtant, il a encore fructifié en 1982 et 1992. Des glands ramassés par des écoliers ont été plantés en forêt. En 1993, les feuilles ont brutalement séché. La mort définitive de l’arbre a été constatée.

L’Office national des forêts avait choisi un autre chêne pour lui succéder, mais celui-ci a été abattu par la tempête de 1999. Pour quelques années encore, Jupiter reste le dieu de la forêt.

«A la découverte de la France mystérieuse. », Sélection du Reader’s Digest.

Le Pont du bouledogue

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bouledogue

Au moyen Age, une servante avait été envoyée par sa maîtresse pour récolter de la menthe sur les rives de la mer Rouge. Mais, sur le chemin  du retour, elle s’allongea pour se reposer et s’endormit.  

Elle fut réveillée par un moine qui passait par là et qui essaya d’abuser d’elle. Mais avant qu’il ne pût parvenir à ses fins, un énorme bouledogue l’attaqua et le déchiqueta à mort. Dans un dernier sursaut, le moine parvint cependant à plonger un poignard dans le coeur de l’animal.

Depuis ce jour, le spectre du chien hante le secteur, souvent à la tombée de  la nuit, et on peut parfois l’apercevoir traversant ce qui est devenu le « Pont du Bouledogue ».

J.A. Wines: « Petite anthologie du chien. »  éd. Le pré aux clercs

Le 14 juillet ne célèbre pas la prise de la Bastille

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Fichier: Fête de la panorama.jpg de la fédération

À l’imitation des fédérations régionales de gardes nationales qui avaient commencé dans le Midi dès août 1789 et s’étaient étendues à toute la France, La Fayette, commandant de la Garde nationale de Paris, fait organiser à Paris pour l’anniversaire de la prise de la Bastille une fête nationale de la Fédération.

Le 14 juillet commémore, en fait, la fête de la Fédération qui a eu lieu le 14 juillet 1790. Depuis l’été 1789, devant l’affaiblissement du pouvoir central et pour faire face aux troubles, se sont constituées dans les provinces françaises des fédérations de gardes nationaux. Ces milices de citoyens sont formées sur le modèle de la garde nationale de Paris que commande le marquis de La Fayette. Ce dernier décide de créer une grande fédération nationale réunissant les représentants des fédérations locales. S’inspirant des fêtes civiques spontanées qui ont lieu un peu partout dans les départements, il organise le 14 juillet 1790 à Paris sur le Champ-de-Mars une grande fête de la Fédération qui, tout en commémorant la prise de la Bastille, marquera la réconciliation et l’unité du peuple français.

La fête de la Fédération, tableau de Charles Thévenin, musée Carnavalet
La fête de la Fédération, tableau de Charles Thévenin, musée Carnavalet

Dès le 1er juillet 1790 les travaux commencent pour transformer le Champ-de-Mars en un vaste cirque qui doit pouvoir accueillir 100 000 personnes et au centre duquel s’élève l’autel de la Patrie. Les travaux d’aménagement pour lesquels on fait appel à la bonne volonté des Parisiens se déroulent dans un climat de fraternité et d’enthousiasme. Les ouvriers du faubourg Saint-Antoine côtoient les bourgeois sur le chantier. On y voit même Louis XVI donnant un coup de pioche ou La Fayette en bras de chemise.

100 000 Parisiens au Champ-de-Mars pour la fête de la Fédération
100 000 Parisiens au Champ-de-Mars pour la fête de la Fédération

Le jour dit quelque 100 000 soldats fédérés arrivés de tous les départements entrent dans Paris et défilent de la Bastille au Champ-de-Mars. Louis XVI, Marie-Antoinette et le dauphin prennent place dans le pavillon dressé en face de l’école Militaire; côté opposé, un arc de triomphe a été élevé. Sur les tribunes se massent 260 000 Parisiens. Une messe est célébrée par Talleyrand. Puis vient le point d’orgue de la cérémonie. La Fayette prête serment de fidélité à la Nation, au Roi et à la Loi, serment que répète la foule. Louis XVI jure fidélité aux lois nouvelles et accepte la Constitution. Un Te Deum conclut cette journée qui se termine sous les vivats et au milieu des embrassades. La monarchie n’est pas contestée, la Révolution est entérinée, et l’union nationale célébrée. Cette unité sera de courte durée. Moins de trois ans plus tard la République est proclamée et Louis XVI exécuté

Fête nationale du 14 juillet 1880, haut-relief en bronze de Léopold Morice, Monument à la République, place de la République, Paris, 1883 / Roi Boshi
Fête nationale du 14 juillet 1880, haut-relief en bronze de Léopold Morice, Monument à la République, place de la République, Paris, 1883 / Roi Boshi

Pendant un siècle la commémoration du 14 juillet est abandonnée. La IIIe République cherche à consolider le nouveau régime et souhaite un imaginaire national qui lui soit propre. En 1880 la Marseillaise est adoptée comme hymne et Benjamin Raspail, le député de la Seine, propose de retenir le jour de la prise de la Bastille pour date de la fête nationale. Mais certains députés arguent des violences qui ont marqué cette journée. C’est donc finalement la fête de la Fédération, plus consensuelle, qui est retenue comme événement à célébrer. Le défilé militaire instauré dès cette époque s’inspire en outre du défilé des fédérés.

Si la fête nationale commémore officiellement la fête de la Fédération, le 14 juillet reste dans la mémoire collective la date de la prise de la Bastille.

Olivier Tosseri

« 150 idées reçues sur l’histoire » & « Wikipédia »

La femme aux deux chiens

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chiensCeci se passait au temps où les toiles de basse Bretagne étaient renommées entre toutes. Il n’y avait pas alors, à Penvénan ni aux alentours, de fileuse, qui filât aussi fin que Fant Ar Merrer, de Crec’h-Avel. Tous les mercredis, elle allait à Tréguier vendre son fil. Un mardi soir, elle se dit :

Il faudra que demain je sois sur pied de bonne heure.

Elle se coucha avec cette préoccupation.

Au milieu de la nuit, elle se réveilla et fut étonnée de voir qu’il faisait déjà presque clair. Elle se leva en grande hâte, s’habilla, jeta sur ses épaules son paquet d’écheveaux et se mit en route.

Arrivée au pied de la montée qui mène vers Groaz-Ar-Brabant, elle fit rencontre d’un jeune homme. Ils se bonjourèrent mutuellement et cheminèrent côte à côte jusqu’à la croix.

Là, le jeune homme prit Fant Ar Merrer par le bras et lui dit :

Arrêtons ici.

Il la poussa dans la douve, contre le talus, et se plaça devant elle comme pour la protéger.

A peine se furent-ils ainsi rangés de la route, que Fant entendit venir un bruit épouvantable. Jamais elle n’avait ouï fracas pareil. Il n’y aurait eu, à la file, cent lourdes charrettes lancées au galop, qu’elles n’auraient pas fait plus de train.

Le bruit approchait, approchait.

Fant tremblait de tous ses membres. Néanmoins elle cherchait à voir ce que ceci pouvait être. Une femme passa dans la route, courant à perdre haleine; elle allait si vite qu’on entendait palpiter les ailes de sa coiffe, comme si c’eussent été deux ailes d’oiseau. Ses pieds nus touchaient à peine le sol; il en pleuvait des gouttes de sang. Ses cheveux dénoués flottaient derrière elle.

Elle agitait les bras, en des gestes désespérés, et hurlait lugubrement.

C’était une plainte si angoissante, que Fant Ar Merrer en avait froid jusque sous les ongles. Cette femme était poursuivie par deux chiens qui semblaient se disputer entre eux à qui la dévorerait. De ces chiens, l’un était noir, l’autre blanc.

C’étaient eux qui faisaient tout le vacarme.

A chacun de leurs bonds, les entrailles de la terre résonnaient.

La femme fuyait dans la direction de la croix.

Fant Ar Merr la vit s’élancer sur les marches du calvaire. A ce moment, le chien noir était parvenu à la saisir par le base de sa jupe. Mais elle, se précipitant, étreignit l’arbre de la croix et s’y tint cramponnée de toutes ses forces.

Le chien noir disparut aussitôt, en lâchant un aboi terrible.

Le chien blanc resta seul auprès de la malheureuse et se mit à lécher ses blessures. le jeune homme dit alors à Fant Ar Merrer :

Vous pouvez maintenant continuer votre route. Il n’est que minuit.

Ne vous exposez plus à voir ce que vous avez vu. Je ne serai pas toujours là pour vous protéger. Il y a des heures où il ne faut pas être sur les chemins. Quand vous arriverez à Kervénou, entrez dans la maison qui est là. Vous y trouverez un homme en train de mourir. Passez le reste de la nuit à réciter prés de son chevet les prières des agonisants et ne sortez de cette maison qu’à l’aube. Quant à moi, je suis votre bon ange.

Anatole LE BRAZ, La légende de la mort

Le labyrinthe de la cathédrale d’Amiens

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cathédrale-amiens-labyrinthe

© Michel APFELD
Le visiteur marche sur un dallage alterné clair et sombre, en pierre ou en marbre. Il compose une figure géométrique à cercles concentriques qui, en suivant ses méandres, nous amène au centre. Tel est le labyrinthe.

Le labyrinthe de la cathédrale d’Amiens est une figure géométrique octogonale dessinée à même le dallage, entre le quatrième et le cinquième pilier de la nef. Il est constitué de pierres noires et blanches. Au centre se trouve un bloc monolithe de forme octogonale de 1,25 m de côté, où sont représentés l’évêque commanditaire et les trois architectes qui réalisèrent ce chef-d’oeuvre. Leurs noms sont gravés à la périphérie de la pierre centrale du labyrinthe, qui fut achevé en 1288.

Long de 234 m, ce labyrinthe est destiné à être parcouru – son ouverture est dirigée vers la façade d’entrée, comme pour mieux inviter les fidèles à l’emprunter; ceux-ci devront effectuer 38 allers-retours avant d’en atteindre le centre. Dès le XIIIe siècle, il fut considéré comme un substitut symbolique du pèlerinage aux Lieux saints, alors aux mains des païens; c’est pourquoi il est parfois appelé chemin de Jérusalem. Par ailleurs, la tradition voulait qu’il fût parcouru par les catéchumènes à Pâques, le jour de leur baptême.

Le labyrinthe figure initiatique universelle, symbolise le chemin de perfection vers lequel doit tendre chaque homme, dont la vie n’est généralement qu’un long méandre.

File:0 Amiens - Cathédrale Notre-Dame (1).JPG

La cathédrale Notre-Dame d’Amiens est la plus vaste cathédrale de France par ses volumes intérieurs (200 000 m3).

source: « La France mystérieuse » (Sélection du Reader’s Digest) & Wikipédia.